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«Le Lightning aura encore de nombreuses chances de gagner la coupe» - Vincent Lecavalier

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La statistique qui suit ne vous rajeunira certainement pas, mais il y a 15 ans, le Lightning, mené par Vincent Lecavalier et Martin St-Louis, remportait la coupe Stanley.

Lorsqu’on écoute attentivement les témoignages des joueurs qui ont eu la chance de soulever le précieux trophée au fil des années, on se rend compte qu’un élément revient de façon récurrente: gagner procure un sentiment d’invincibilité et les joueurs qui goûtent à la victoire croient, de façon peut-être un peu naïve, qu’ils finiront par revivre le même scénario un peu plus tard.

En entrevue à «JiC», Lecavalier s’est penché sur le sujet.

«Quand tu gagnes la coupe Stanley, tu penses que tu vas avoir d’autres opportunités de gagner à nouveau. Si on pense à notre équipe de l’époque, on a effectivement eu d’autres chances, mais sans succès. C’est un sentiment incroyable de mettre la main sur ce trophée.»

«Ils sont tellement forts!»

L’ancien numéro 4 du Lightning est toujours passionné par son sport. Il suit d’ailleurs de façon très attentive les activités de l’édition actuelle des «Bolts», qu’il qualifie de très dominante.

«Julien BriseBois fait un travail phénoménal. Tout le monde sait que Tampa a perdu en quatre matchs lors de la première ronde, mais je vous dis tout de suite que les gars peuvent gagner l’an prochain, dans deux ans ou dans trois ans. Ils sont tellement forts, que je suis convaincu qu’ils auront, lors des cinq prochaines années, de nombreuses chances de gagner la coupe Stanley.»

L’imposant gaillard en a rajouté.

«C’est dommage ce qui est arrivé cette année, car tout le monde sait à quel point ils avaient une solide équipe. Mais ça montre à quel point gagner est difficile.»

Un changement quasi immédiat

Après avoir parlé du présent, Lecavalier a bien voulu revenir dans le passé pour quelques instants.

En 2002, deux ans avant la conquête du Lightning, la formation floridienne avait terminé la saison... au 13e rang dans l’Est! Qu’est-ce qui a bien pu se passer en deux ans pour qu'une équipe quitte les bas-fonds et soit sacrée championne?

«Ça change tellement vite dans le sport! En 2002, on avait quand même un beau noyau, mais on avait aussi une jeune équipe. La direction a choisi d’aller chercher des vétérans qui nous ont finalement donné un bon coup de main. Les Dan Boyle et Darryl Sydor ont beaucoup aidé les plus jeunes. Il faut aussi croire en ses moyens. C’est très important.»

Un entraîneur unique en son genre

L’édition championne de 2004 était dirigée par un certain... John Tortorella qui, c’est connu, est réputé pour utiliser la «manière forte» avec ses joueurs.

Comment Lecavalier a-t-il vécu son association avec le controversé pilote?

«Il y a eu des hauts et des bas, mais c’est comme ça dans toutes les équipes. «Torts» nous poussait et ce n’était pas toujours plaisant, mais il a fait de nous de meilleurs joueurs. Quand je pense à ma carrière, je me dis qu’avoir un entraîneur comme lui qui te pousse chaque soir est très plaisant. Ce n’est pas évident de jouer 82 matchs avec la même intensité et Tortorella excellait lorsque venait le temps de motiver les troupes.»

Une roue qui tourne

C’est connu: les choses peuvent changer drastiquement dans le monde du sport.

Cette année, les Blue Jackets de Columbus et leur entraîneur John Tortorella (!) ont éliminé le Lightning lors du premier tour des séries. Rajoutons à cela le fait que Martin St-Louis était consultant pour les unités spéciales chez les Jackets et on obtient un mélange que personne n’aurait osé imaginer il y a 15 ans.

Lorsqu’on lui fait remarquer l’aspect paradoxal de la chose, Vincent sourit, puis louange son ancien partenaire de trio.

«C’est effectivement assez particulier. Mais honnêtement, Martin possède une intelligence hockey au-dessus de la moyenne. Les trois années où j’ai évolué sur le même trio que lui, il m’a appris énormément de choses. C’est fort probablement pour ça que Tortorella le voulait avec lui à Columbus.»

Voyez l’entrevue complète de Vincent Lecavalier dans la vidéo ci-dessus.