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Crédit : PHOTO DOMINIC CHAN/AGENCE QMI

Soccer

Coupe du monde de soccer : les Canadiennes voient grand

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C’est avec une équipe talentueuse, alliant expérience et jeunesse, que le Canada entreprendra la Coupe du monde de soccer féminin, lundi prochain, en France. Pour la première fois de son histoire, l’équipe nationale tentera d’accéder au podium du prestigieux événement.

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Médaillées de bronze lors des Jeux olympiques de Londres et de Rio, les Canadiennes n’ont jamais fait mieux qu’une quatrième place en Coupe du monde, en 2003. Cette fois-ci, elles semblent avoir les moyens de leurs ambitions. D’ailleurs, elles sont invaincues depuis le mois d’octobre dernier. Ce sont leurs grandes rivales américaines, premières au monde, qui leur ont infligé leur dernière défaite, en finale du Championnat de la CONCACAF.

«Nous y allons pour gagner le tournoi, mais nous excellons maintenant pour prendre les choses une à la fois, a dit l’entraîneur Kenneth Heiner-Moller, qui en sera à une première présence au Mondial avec l’équipe canadienne.

«Nous regardons seulement l’adversaire qui est devant nous. Pour l’instant, notre focus est sur le Cameroun, la Nouvelle-Zélande et les Pays-Bas.»

Cinquième au classement mondial, le Canada amorcera son parcours dans le groupe E contre le Cameroun (46e au monde), lundi prochain, à Montpellier. Il affrontera ensuite la Nouvelle-Zélande (19e au monde) le samedi 15 juin, à Grenoble. Le véritable test pour les Canadiennes aura lieu le jeudi 20 juin à Reims où elles affronteront les Néerlandaises. Ces dernières sont huitièmes au monde et championnes européennes.

Selon l’ancienne joueuse canadienne Kaylin Kyle, les Canadiennes ont tout pour relever les défis qui les attendent en France et pour se rendre loin dans le tournoi.

«Les Canadiennes jouent bien sous pression, a-t-elle dit en entrevue au réseau TSN. Elles sortent en force lors des gros matchs et des gros tournois en raison de joueuses comme Christine Sinclair, qui a tout vu dans sa carrière. Elle mène par l’exemple tant sur le terrain qu’à l’extérieur. Et il y a aussi de nouvelles joueuses qui émergent comme Jessie Fleming. Elle ne parle pas beaucoup, mais ses performances sur le terrain montrent aux autres joueuses ce que ça prend pour gagner de gros matchs.»

Un rendez-vous avec l’histoire

Au cours du prochain mois en France, Sinclair pourrait devenir la joueuse la plus prolifique de l’histoire du soccer féminin. La joueuse de 35 ans, qui en sera à une cinquième Coupe du monde, a déjà inscrit 181 buts sur la scène internationale dans sa carrière. Il ne lui en manque que trois pour rejoindre l’Américaine Abby Wambach, actuelle détentrice du record.

Parmi les autres joueuses à surveiller, il y aura aussi l’Albertaine Stéphanie Labbé, qui en sera à sa première Coupe du monde en tant que gardienne numéro un de la formation canadienne. À ses deux participations précédentes, elle n’avait pas disputé de match.

Enfin, la milieu de terrain Gabrielle Carle, seule Québécoise au sein de l’équipe nationale, en sera à sa première présence en Coupe du monde.