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Crédit : AFP

F1

Charles Leclerc se sent chez lui à Montréal

Publié | Mis à jour

MONTRÉAL – Le Monégasque Charles Leclerc dit se sentir chez lui à Montréal, mais ce sentiment est loin de représenter un gage de réussite à en juger par sa récente performance au Grand Prix de Monaco. Maintenant, il est l’heure de se retrousser les manches et surtout, d’éviter les erreurs, autant pour lui que pour les membres de l’écurie Ferrari.

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Heureux de se retrouver dans une ville francophone, le pilote espère ne pas revivre de sitôt le cauchemar vécu dans les rues de la principauté à la fin mai, où il a été contraint à l’abandon peu après un accrochage avec Nico Hülkenberg. Cette mésaventure suivait une mauvaise qualification à un endroit peu propice aux dépassements. Heureusement pour lui, il roulera sur le circuit Gilles-Villeneuve en fin de semaine et il s’attend à beaucoup mieux.

«Cette piste devrait plus nous convenir que les autres. Il y a plusieurs longues lignes droites et quand la vitesse de pointe est élevée, c’est à notre avantage. Espérons que nous pourrons en tirer profit, a-t-il mentionné durant le point de presse de la Scuderia, jeudi. Il importe de revenir en force et de miser au maximum sur nos atouts.»

À Montréal, Leclerc pourra mettre le pied sur l’accélérateur plus souvent qu’à Monaco. Néanmoins, Leclerc préfère ne pas se lancer dans le jeu des prédictions.

«Ici, les murs sont proches et le dernier virage avec la chicane est compliqué. Mais je n’ai pas de crainte particulière, seulement, on devra se rapprocher le plus possible du mur et attaquer les vibreurs, a-t-il dit. Pour le reste, je ne sais pas. On fera de notre mieux.»

Apprendre de ses erreurs

Le jeune homme de 21 ans sait que son apprentissage en Formule 1 est loin d’être terminé et il est conscient que la perfection n’est pas dans ce bas monde. Loin d’être abattu, celui occupant le cinquième échelon du classement des pilotes a fait son «mea culpa» en évoquant entre autres son accident survenu lors des qualifications du Grand Prix d’Azerbaïdjan en avril, quand son bolide a heurté la barrière de sécurité.

«J’ai commis quelques erreurs, notamment en qualification; à Bakou, ce fut une collision stupide. Et à Barcelone, j’ai endommagé le plancher de la voiture en y allant trop fort. Par contre, j’ai appris de cela et le meilleur est à venir. Nous analysons chaque faute pour qu’elle ne se répète plus et moi, je veux exploiter le plein potentiel de la voiture», a-t-il souligné.

Toutefois, Leclerc n’est pas le seul devant assumer ses responsabilités quant à ses ennuis des récentes semaines. Il est inutile de rappeler la stratégie de Ferrari au cours des qualifications de Monaco, où le pilote a été éliminé en Q1 en passant les derniers moments de celle-ci au garage.

«Notre équipe travaille fort pour rattraper Mercedes et pour ma part, j’aide nos ingénieurs quand je vois quelque chose qui ne va pas, a-t-il déclaré. Le début de saison a été difficile et je m’attendais à mieux, mais on apprend de nos erreurs et on n’a pas abandonné.»