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LHJMQ

Un premier choix inaccessible pour les Remparts

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Ceux et celles qui rêvaient de voir Patrick Roy signer un coup d’éclat pour arracher le tout premier choix aux Sea Dogs de Saint John lors du repêchage de la LHJMQ sur le plancher du Centre Vidéotron, samedi, seront déçus.

C’est que le grand patron des opérations hockey des Remparts de Québec a les mains liées puisque ce choix appartenait initialement à l’Armada de Blainville-Boisbriand via la transaction de Joe Veleno avec les Voltigeurs de Drummondville en décembre 2017. Un an auparavant, l’Armada avait cédé cette sélection pour mettre la main sur Alex Barré-Boulet.

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En vertu d’un règlement entériné par les gouverneurs de la LHJMQ dans les mois ayant suivi l’achat des Remparts par le groupe Québecor à l’automne 2014, aucune transaction directe et indirecte n’est permise entre la concession de Québec et l’Armada, aussi la propriété de l’entreprises médiatique.

Choix à oublier

En d’autres mots, même si Roy faisait un pont d’or aux Sea Dogs dans l’optique de sélectionner le Beauceron Joshua Roy, considéré comme le plus bel espoir disponible de cet encan, la transaction serait refusée sur-le-champ par les instances à Boucherville.

«Saint-Jean m’a appelé si j’avais un intérêt à repêcher au premier rang, mais malheureusement, ça n’arrivera pas, a rappelé l’entraîneur-chef et directeur général des Diables rouges dans les corridors du Bonne-Entente qui sert de quartier général pour les assises annuelles. C’est un peu ridicule. Je peux comprendre qu’au départ, c’était important pour la ligue de s’assurer qu’il n’y ait pas de conflits d’intérêts.

«Cela dit, les équipes savent très bien qu’on est deux entités complètement différentes bien qu’on ait le même propriétaire. On a une fierté, on veut gagner les deux.»

«Je peux comprendre pour les échanges directes, mais pour les échanges indirectes, je trouve que c’est un peu exagéré.»

Les Remparts parleront pour leur part au huitième échelon.

Tanguay sur le dossier

Fraichement nommé comme gouverneur des Remparts en remplacement de Julien Gagnon qui occupait le poste depuis la renaissance en 1997, le président Jacques Tanguay œuvre en coulisses depuis des mois pour faire modifier la réglementation.

«Ça fait déjà un an qu’on travaille à l’améliorer. Définitivement, il y a beaucoup d’amélioration à y apporter, a-t-il mentionné. Lorsque le règlement a passé, à l’époque, on pouvait comprendre que les équipes étaient quand même assez nerveuses de la situation. Il était tout à fait normal qu’on se protège. Aujourd’hui, on connaît la vraie réalité. Il s’agit d’une rivalité entre deux équipes qui est aussi forte que d’autres dans la ligue, et ça va rester comme ça.»

Le dossier sera d’ailleurs abordé durant la semaine. «Il ne s’agira pas du sujet le plus important des réunions, cette semaine, mais il a déjà été abordé depuis un an, et Gilles Courteau travaille là-dessus à l’heure actuelle.»

En juin 2017, l’ancien directeur-gérant des Québécois, Philippe Boucher, avait aussi manifesté son désarroi sur la place publique face à cette situation. Tanguay souhaite que le mécanisme soit assoupli d’ici la séance de sélection de l’an prochain.

«Je pense qu’on peut bouger sur les choix qui remontent à plusieurs années et qui passent par d’autres équipes. Il ne faut pas y voir des complots, il n’y en a pas, a tranché l’homme d’affaires.

«Je n’ai aucun problème à ce qu’il n’y ait pas de transactions directes entre les Remparts et l’Armada, et pour le reste, on a eu une bonne écoute et je pense qu’on pourrait grandement aidé à améliorer ce règlement dans les prochains temps. Je m’attends à un dénouement pour le repêchage de l’an prochain, mais même pour les prochaines périodes de transactions. Quand ça va ouvrir, aux Fêtes, j’espère que la solution sera améliorée.»