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Un clin d’œil à Gilles Villeneuve

Publié | Mis à jour

Trois monoplaces qui ont marqué le parcours de Gilles Villeneuve sont exposées au Casino de Montréal toute la fin de semaine à l’occasion du Grand Prix du Canada.

Cette activité est une initiative de Joann Villeneuve, l’épouse du pilote décédé il y a 37 ans.

Voyez dans la vidéo ci-dessus Joann Villeneuve en entrevue avec «JiC».

Ces trois bolides sont la Formule Ford qu’a pilotée Villeneuve à sa première année en monoplace, en 1973, la fameuse Formule Atlantique, au volant de laquelle il a remporté, trois ans plus tard, une victoire déterminante au Grand Prix de Trois-Rivières, et la F1 Ferrari T5 qu’il a menée au cinquième rang à Montréal, en 1980.

«J’ai préparé une belle surprise à tous les amateurs de course, a souligné Joann Villeneuve, en entrevue au Journal de Montréal. Ces trois voitures ont chacune une signification particulière dans la carrière de Gilles. Je tenais à ce que les gens viennent les admirer sur place.»

Message aux plus jeunes

Gilles Villeneuve a littéralement soulevé les passions du public québécois quand il a signé, en octobre 1978, à bord de sa Ferrari, la première de ses six victoires en F1. Un exploit réalisé lors de l’épreuve inaugurale disputée en sol montréalais, par surcroît.

Quatre ans plus tard, le Petit Prince, comme on aimait l’appeler, perdait la vie, le 8 mai 1982, à Zolder, en Belgique. La piste de l’île Notre-Dame a été baptisée en son honneur quelques semaines après son décès tragique.

«Gilles me tient à cœur, a renchéri Joann, et je veux raconter son histoire. Je m’adresse particulièrement à ceux qui ne l’ont pas vu courir.»

«Le circuit porte le nom de Gilles Villeneuve, poursuit Joann, mais les plus jeunes ne l’ont jamais connu. Ils ne savent pas qu’il a vraiment existé. Il faut juste faire vivre sa mémoire.»

«Je suis très heureuse d’avoir pu convaincre les trois propriétaires de me prêter leur pièce de collection respective. C’est un beau retour dans le passé.»

Belle remontée, mais...

La T5 est sans doute la plus mauvaise Ferrari, du moins la plus capricieuse que Villeneuve a pilotée en F1. À Montréal, en 1980, il avait dû se contenter d’une 22e place sur la grille de départ, mais au profit d’une belle remontée il a pu rallier l’arrivée au cinquième rang.

«Son talent avait encore parlé, s’est souvenue Joann. Même s’il n’était pas satisfait de sa voiture.»

Pas satisfait, vous dites? Furieux quand la course s’est terminée, Villeneuve a quitté les lieux précipitamment sans s’adresser aux journalistes.

Avis aux intéressés, ladite Ferrari, propriété d’un homme d’affaires américain, Bud Moeller, est à vendre pour la modique somme de trois millions de dollars américains.

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