2019 NHL Stanley Cup Final - Game Four

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Séries LNH 2019

Il y a un an, Ryan O'Reilly n'aimait plus le hockey

Agence QMI

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Ryan O’Reilly en a fait du chemin depuis le moment où il avait perdu l’amour du hockey, en avril 2018, après une autre saison de misère avec les Sabres de Buffalo.

Le joueur de centre des Blues de St. Louis est en plein cœur d’une bataille sans merci avec les Bruins de Boston en finale de la coupe Stanley. Il a d’ailleurs permis aux siens de créer l’égalité 2 à 2 dans la série, lundi, en faisant mouche à deux reprises dans un gain de 4 à 2.

«Parfois, j’ai besoin de me pincer, c’est incroyable», a-t-il lancé dans une entrevue accordée au site de la Ligue nationale de hockey.

Après trois saisons à rater les séries à Buffalo, O’Reilly est passé aux Blues le 1er juillet dernier, en retour de Vladimir Sobotka, Patrik Berglund, Tage Thompson, un choix de premier tour en 2019 et une sélection de deuxième ronde en 2021.

Inquiet

Le pari n’a pas été immédiatement payant pour les Blues, qui affichaient le pire rendement de la LNH au début janvier. O’Reilly, échaudé par son passage à Buffalo, s’est même demandé si c’était lui qui portait la poisse à sa nouvelle formation.

«Nous avions une bonne équipe et nous n’avons pas eu de succès au départ, donc oui je pensais que j’étais la raison pourquoi nous perdions et je sentais que je devais faire quelque chose», a-t-il avoué.

Finalement, tout s’est réglé à St. Louis, grâce notamment à l’arrivée du gardien Jordan Binnington, mais aussi à cause des performances d’O’Reilly. L’attaquant de 28 ans a d’ailleurs complété la campagne avec 77 points, un sommet pour lui en carrière.

«Il a eu une grande influence sur notre équipe, a dit l’entraîneur-chef Craig Berube. Il a été un de nos meilleurs joueurs et notre joueur le plus régulier toute l’année.»

«Il nous rend meilleurs, a pour sa part indiqué l’attaquant vedette Vladimir Tarasenko. Son éthique de travail, son attitude et la façon dont il s’entraîne sont incroyables.»

Chanceux

O’Reilly partage le premier rang des pointeurs de son équipe en séries avec Jaden Schwartz (18 points) et il essaie de profiter au maximum de son aventure éliminatoire.

«J’ai le meilleur emploi au monde, mais je déteste perdre, a-t-il affirmé. [...] En grandissant, tu rêves à la coupe Stanley et c’est ce qui te pousse à atteindre les niveaux supérieurs.»

«Je n’ai pas l’impression que nous sommes au mois de juin, a-t-il ajouté. Je joue au hockey et je veux que ça dure le plus longtemps possible. Normalement, à ce temps-ci de l’année, je ne fais rien. Je me repose, loin du hockey. Je réalise mon rêve.»

Le match numéro 5 de la finale aura lieu jeudi à Boston.