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Don Garber a été interpellé au sujet des places internationales

Publié | Mis à jour

Le président de l’Impact de Montréal, Kevin Gilmore, a récemment interpellé le commissaire de la MLS, Don Garber, au sujet de l’épineux dossier des places internationales.

Dans le contexte actuel, les équipes américaines possèdent un certain avantage par rapport aux clubs canadiens de par leur faculté à obtenir facilement des «cartes vertes» pour leurs joueurs étrangers. Une fois ce document obtenu, le joueur en question n’est plus classé «international» et il devient plus facile pour le club d’embaucher un autre joueur ne provenant par de l’Amérique du Nord.

Les équipes canadiennes n’ont pas un accès aussi facile à un tel document d’immigration. Par conséquent, elles se retrouvent davantage limitées quand vient le temps d’obtenir les services d’un joueur qui n’est pas américain ou canadien.

L’Impact a d’ailleurs peiné dans ce domaine, ces derniers mois, et lors du récent passage du commissaire à Montréal, il en a entendu parler.

«C’est un combat qui présente différentes pistes de solutions potentielles», a indiqué M. Gilmore, mercredi, en entrevue à "JiC".

«Dans un premier temps, on doit prendre la responsabilité pour amorcer le processus d'immigration plus tôt, a-t-il ajouté. Au lieu de se dire que ça va prendre trop de temps. Si on avait commencé le processus avec Rudy Camacho, Ignacio Piatti, ils ne seraient plus des joueurs internationaux.»

«L'autre piste de solution, c'est vis-à-vis de la ligue, a également mentionné le président. Récemment, quand le commissaire était en ville, on lui a parlé, moi et le propriétaire Joey Saputo, du fait qu'on trouvait que ça créait un désavantage compétitif. Le commissaire nous a entendus, il nous a promis qu'il en parlerait à la direction de la ligue pour essayer de trouver des solutions qui aideraient les trois clubs canadiens à être sur un pied d'égalité avec les équipes américaines.»

Un douloureux calendrier

Le président s’est aussi exprimé au sujet du nouveau calendrier condensé qui ne vient pas sans ses difficultés pour les différentes équipes de la ligue. L’Impact est d’ailleurs au nombre des équipes qui ont peiné depuis le début de la saison, notamment avec l’apparition de nombreuses blessures au sein de l’effectif.

«C'est quelque chose de très compliqué quand on considère que comparativement aux autres sports en Amérique du Nord,  où il ya un calendrier régulier et rien d'autre, ici il y a des matchs de championnat canadien, d'autres équipes jouent des matchs amicaux durant la saison, il y a les deux pauses internationales, il y a plusieurs facteurs avec lesquels je n'ai jamais eu à composer dans le passé, a avoué M. Gilmore. L'idée est d'approcher le calendrier 2020 avec un peu plus d'implication à tous les niveaux, aux points de vue marketing, vente, et aussi sportif.»

D’ailleurs, le marketing a encore du boulot à abattre si l’on observe les foules en dents de scie observées au Stade Saputo depuis le début de la saison. Il y a une semaine, l’Impact a joué devant l’une de ses plus petites foules depuis ses débuts en MLS alors que le Real Salt Lake était en ville.

«C'est décevant, c'est quelque chose qu'on veut adresser, qu'on doit adresser pour s'assurer qu'avec chaque match, on améliore la situation ici au stade, a expliqué le président. Non seulement au point de vue du nombre de gens, mais aussi de l'atmosphère, et le sentiment avec  lequel les gens sortent après le match.»

M. Gilmore a également tenu à se porter à la défense du propriétaire de l’équipe, Joey Saputo, au sujet des investissements faits dans le club et surtout, son effectif.

«L'histoire démontre de façon claire et précise que Joey Saputo n'a jamais hésité à investir dans ce club-là, a-t-il affirmé. Il est prêt à investir dans le stade, dans des rénovations, donc ça, ce n'est pas une question.»

«Une de mes priorités, c'est de m'assurer que dans un futur proche, ce club est profitable, a-t-il poursuivi. C'est s'attaquer aux silos de revenus qui ne sont pas encore pleins, trouver une façon de remplir le stade, d'amener plus de partenaires corporatifs ici pour créer des revenus additionnels pour l'équipe, qui pourra ensuite réinvestir ces sommes, malgré que l'investissement au chapitre de l'effectif sur le terrain n'a jamais été une question.»

Malgré tout, le président est toujours aussi emballé par les fonctions qu’il occupe depuis l’hiver dernier.

«Je suis toujours aussi fébrile, heureux et excité par ce qui s'en vient, non seulement pour cette saison, mais pour les années à venir», a-t-il résumé.

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.