Les Partants

Recruter Karlsson «donnerait une chance au CH de gagner tout de suite»

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Lorsque les joueurs touchent leur autonomie complète le 1er juillet, que pensent-ils de Montréal comme destination potentielle?

Selon l’ex-attaquant Pierre-Alexandre Parenteau, qui avait été acquis de l’Avalanche du Colorado à l’été 2014, la ferveur et la passion des partisans ne nuisent certainement pas à l’image du marché.

«C’est une belle ville et un excellent marché de hockey», a souligné le Gatinois aux «Partants», mercredi, sur les ondes de TVA Sports.

«Tout le monde est au courant de ça. Pas seulement les Québécois. Quand on se déplace pour y jouer, on voit l’engouement des partisans. Ça joue en leur faveur. Les joueurs aiment jouer dans des amphithéâtres remplis chaque soir.»

Les récentes rumeurs voulant que le défenseur Erik Karlsson souhaite recevoir une offre des Canadiens, s’il aboutit sur le marché des joueurs autonomes, ont de quoi enchanter les fidèles du Bleu-blanc-rouge. Un quart-arrière de premier plan qui pourrait bien se retrouver au Temple de la renommée à l’issue de sa carrière, le Suédois serait une prise de premier plan dans la métropole québécoise.

«Matt Duchene, Karlsson et même Jake Gardiner... je ne serais pas surpris qu'un de ces trois-là (s'entende avec le CH) pendant l'été.»

Parenteau croit d'ailleurs qu'un tel scénario permettrait aux Canadiens «d'accélérer un peu plus leur "reconstruction" et ça leur donnerait une chance de gagner tout de suite».

Mais le taux d’imposition sur le salaire demeure un facteur de réticence pour les vedettes lorsqu’il est question du Québec, voire d’autres provinces. Montréal n’est pas la seule organisation aux prises avec ce problème.

«Il y a plein d’endroits où les impôts ne sont pas invitants, a rappelé Parenteau. À la fin, si tu as des choix, c’est sûr que tu le considères. On ne se racontera pas de menteries. En Floride et au Texas, les impôts sont moins importants.»

Cependant, les impôts n’influencent pas entièrement la prise de décision du joueur.

«Les joueurs veulent gagner. Comme John Tavares, il voulait gagner et il est allé à Toronto.»

«Se racheter» pour l’échange de Subban?

Nos analystes Yvon Pedneault et Mike Bossy suggéraient mardi que recruter Karlsson permettrait au directeur général Marc Bergevin de se faire pardonner pour la transaction qui a envoyé P.K. Subban chez les Predators de Nashville en retour de Shea Weber.

Le flamboyant numéro 76 étant l’un des joueurs les plus populaires des 10 dernières années à Montréal, rapatrier une vedette de la trempe de Karlsson serait effectivement bien vu, mais pour Parenteau, c’est du passé.

«Cette histoire-là est finie, mais c’est sûr que beaucoup d’amateurs à Montréal ne voient pas ça sous le même angle que moi.»

Entre-temps, Subban doit à nouveau composer avec des rumeurs de transaction. Sa personnalité unique est-elle en cause dans la ville du country?

«C’est difficile à dire, explique Parenteau, auteur de 296 points en 491 matchs dans la LNH. C’est un bon gars et moi je m’entends très bien avec lui. Peut-être que l’exubérance est le bon mot.»

«Après quelques années, une personnalité forte prend de la place et ce n’est pas toujours ce que les DG veulent.»