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Matthew Welsh mérite le Prix Guy Lafleur

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Matthew Welsh, des Islanders de Charlottetown, a mérité un des trois Prix d’Excellence et du Mérite Guy Lafleur, attribués lundi.

Welsh partageait la tribune d’honneur avec le lauréat du circuit universitaire, Christophe Boivin, un attaquant des Patriotes de l’U.Q.T.R., ainsi que celui de la Ligue Junior AAA du Québec, Marc-Olivier Lantin, un joueur de centre des Titans de Princeville.

La légende des Canadiens a remis les trophées qui portent son nom (depuis 1985) à ces trois récipiendaires pour l’excellence qu’ils ont affichée tant au niveau sportif qu’académique. 

Grosse année pour Welsh

Matthew Welsh, un gardien de but natif d’Halifax, a connu une saison chargée, lui qui a été sélectionné pour participer à la série Canada-Russie, en plus d’avoir été le cerbère le plus utilisé de la LHJMQ. En 56 matchs, il a conservé une moyenne de buts alloués de 2,90. Il a aussi été finaliste pour l’obtention du trophée du joueur humanitaire du circuit Courteau.

«Guy Lafleur est une légende au Canada et dans hockey mondial en général, mentionnait Welsh en descendant du podium. Je reste humble dans les circonstances, mais c’est un honneur dont je suis particulièrement fier. »

Boivin le persévérant

La deuxième fois a été la bonne pour l’ailier des Patriotes, Christophe Boivin, qui avait été finaliste l’année précédente. Non seulement ses statistiques athlétiques et scolaires ont été meilleures que pour la saison 2017-18, mais il a appris de ses entretiens passés avec le comité de sélection. «Honnêtement, j’avais une bonne préparation en raison de mon expérience de l’an passé. Le comité était pratiquement le même que l’année dernière. Je m’étais préparé aux questions et, bien sûr, le fait que mon dossier sportif et mon dossier académique étaient meilleurs, ça a sûrement augmenté mes chances.»

Chiffres titanesques pour Lantin

Le troisième lauréat, Marc-Olivier Lantin, des Titans de Princeville, a connu une excellente saison sur la glace comme dans les classes de l'université trifluvienne. Une saison régulière de 58 points en 43 matchs, en plus de 17 points en 21 matchs éliminatoires lui ont permis d'aider les Titans à remporter les grands honneurs dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec.

Comme étudiant en kinésiologie à l'U.Q.T.R, Marc-Olivier a maintenu une moyenne académique parfaite de 4,3 sur ...4,3, lors de la session d'automne.

«C'est certain que c'est difficile de conjuguer les deux, mais avec de la persévérance et de l'organisation, c'est quelque chose qui se fait assez bien. Cela dit, c'est vraiment une belle journée pour moi, aujourd'hui», d'expliquer sobrement Lantin en soulignant lui aussi la fierté de recevoir un trophée portant ce nom.

L’analyse de Dany Dubé

Pour l’analyste de hockey de TVA Sports et membre du comité de sélection, Dany Dubé, ces jeunes athlètes peuvent être fiers de mériter un tel trophée.

«Le prix représente l’engagement, les valeurs de cœur, la passion, la détermination, tout ce qui fait le succès dans la vie, comme athlète mais aussi comme être humain. Et ces valeurs, ce sont celles qui ont toujours caractérisé la carrière de Guy Lafleur lui-même.»

Pour Dubé, réussir dans l’un des deux secteurs est déjà un exploit. Mener les deux de front est encore plus méritoire. «Quand tu étudies à l’université, tu ne peux pas tourner les coins ronds. Rigueur, structure, éthique de travail et détermination. Ce sont des jeunes qui sont très alignés sur l’objectif à atteindre. Et si ça ne fait pas des joueurs de hockey professionnel, ça fera de bons citoyens corporatifs de demain qui contribueront à rendre la société meilleure.»

La conclusion de Guy

Et, inversement, Guy Lafleur aimait rappeler à quel point il admirait ces jeunes pour cette double réussite. «Moi, au niveau académique, j'avais un p'tit peu de misère, rappelle-t-il en riant. Mais j'ai travaillé fort, par exemple. Et je suivais des cours du soir pour réussir.»

Car, pour bien des jeunes, le hockey ne leur fournira pas une carrière. «Je suis content qu'ils réalisent, peu importe le niveau où ils évoluent, qu'il y a beaucoup d'appelés... mais peu d'élus. C'est important de faire une belle carrière ailleurs que dans le hockey si tu ne réussis pas sur la glace.»