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F1

Lance Stroll a encore du temps pour se racheter

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En début de saison, Lance Stroll se disait particulièrement emballé d’avoir été recruté par Racing Point, l’ex-écurie Force India rachetée l’été dernier par un groupe de partenaires dirigé par son père Lawrence.

Le pilote québécois a connu une deuxième saison de misère chez Williams en 2018, ne récoltant que six points au terme des 21 épreuves inscrites au calendrier de Formule 1.

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Un an plus tôt, il en avait obtenu 40, non sans avoir accédé à la troisième marche du podium à l’issue du Grand Prix d’Azerbaïdjan à Bakou. Une performance qu’il n’a jamais pu égaler par la suite.

Stroll ne s’est donc pas fait prier pour quitter son ancien employeur, pourtant l’une des écuries de pointe du plateau il y a quelques années, pour participer à la nouvelle aventure de papa.

C’était d’ailleurs le secret le moins bien gardé en F1. On savait que le pilote montréalais allait occuper l’un des baquets de l’écurie de son père en 2019 dès que la transaction a été officialisée.

Des résultats décevants

«Je ne vous cacherai pas que je suis très heureux de mon sort, avait-il indiqué en entrevue au Journal de Montréal quelques jours avant le début de la saison, en mars. Ça ne peut être pire en 2019.»

«Notre organisation a de grandes ambitions et je veux contribuer à ses succès.»

Or, force est de constater que les résultats de Stroll ne sont guère plus reluisants cette année au sein de l’écurie Racing Point.

Son bilan des six premières épreuves de la saison est comparable à celui de 2018. Sa récolte de points (quatre) est d’ailleurs la même qu’à pareille date l’an dernier.

«Sur papier, reconnaît-il, il est vrai que ma fiche ne s’est pas améliorée comparativement à l’année dernière. Mais au-delà des chiffres, je suis confiant pour le reste du championnat.»

«Cette équipe a prouvé dans le passé qu’elle avait beaucoup de potentiel et une main-d’œuvre très qualifiée.»

«La saison est un marathon. On va progresser pour améliorer notre sort. Je ne suis pas inquiet, car les fondations de cette équipe sont solides.»

La meilleure des autres

À deux reprises, en 2016 et en 2017, l’ex-écurie Force India a été la meilleure des... autres, en terminant quatrième derrière les trois puissances du plateau, Mercedes, Ferrari et Red Bull.

L’an dernier, elle a toutefois chuté au septième rang au classement final des constructeurs.

«L’équipe a connu une mauvaise saison en 2018 en raison de sa situation financière précaire, explique Stroll. Maintenant, elle peut entrevoir des jours meilleurs.»

«À seulement deux reprises (neuvième rang en Australie et en Azerbaïdjan), j’ai terminé mes courses dans les points cette année, ajoute-t-il, mais deux autres fois tout au moins, je suis venu très près de terminer dans le top 10.»

«Ça nous fait réaliser combien la lutte est intense en milieu de peloton, enchaîne Stroll. C’est bon pour la F1, c’est bon aussi pour les amateurs. De notre côté, nous sommes très motivés à vouloir les battre.»

Cinquième au tableau des constructeurs, Racing Point a accumulé 17 points en 2019. La menace est toutefois sérieuse derrière avec Haas (16 points), Toro Rosso (16), Renault (14) et Alfa Romeo (13).

Dixième et dernière au classement, l’écurie Williams est toujours à la recherche de son premier point.

L’un de ses pilotes, le Britannique George Russell, à sa première saison en F1, a cependant réussi à devancer Stroll au récent Grand Prix de Monaco.

Dur en qualifications

Stroll en arrache en qualifications. Il n’a pas réussi à franchir le premier (Q1) des trois segments lors des 10 derniers Grands Prix auxquels il a participé.

«Je sais très bien que je dois améliorer cette situation, dit-il. Mais les écarts sont tellement minimes. Un petit dixième de seconde peut faire la différence.»

«Dans plusieurs cas, j’ai été gêné par la circulation, à Melbourne et à Bakou particulièrement.»