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Crédit : AFP

Séries LNH 2019

«J'entendais les rumeurs...» - Tarasenko

Publié | Mis à jour

Quand les Blues de St. Louis se trouvaient dans les bas-fonds du classement de la Ligue nationale de hockey (LNH) en décembre, Doug Armstrong a exploré l’idée d’échanger Vladimir Tarasenko. Il n’y avait pratiquement plus d’intouchables chez les Blues.

Armstrong n’a jamais appuyé sur le bouton de panique et il a été récompensé pour sa patience. L’histoire a déjà été écrite des tonnes de fois. Mais on peut le rappeler pour ceux qui sortent d’une période d’hibernation. Du 31e rang au classement général en date du 2 janvier, les Blues ont gravi les échelons pour atteindre les séries et maintenant ils se battent pour le plus beau des trophées.

Si les arrivées de Craig Berube et de Jordan Binnington ont changé l’image de l’équipe, Tarasenko a également largement contribué au processus de réanimation. Sans lui, les Blues n’auraient probablement pas atteint la finale pour une première fois en 49 ans.

«J’entendais les rumeurs, mais je souhaitais rester à St. Louis, s’est remémoré Tarasenko lors de la journée consacrée aux médias à la veille du premier match. Les Blues m’ont repêché en 2010 et j’ai uniquement porté ce chandail dans la LNH. J’en suis fier.»

Profiter du moment

À sa septième saison au Missouri, le Russe a finalement conduit les siens à une présence en finale.

«Quand j’étais jeune, je n’avais aucune idée du chemin à parcourir pour atteindre la finale de la Coupe Stanley, a-t-il expliqué. C’est tellement difficile. Mais tu joues pour cette raison, pour ce but. Je rêve de gagner ce trophée, tous les joueurs de hockey ont ce rêve. Quand je me réveillais tôt le matin pour partir à un entraînement, je pensais à ce jour. Je m’imaginais en finale. Je cherche à profiter le plus [possible] du moment.»

Talent unique

Après une saison recrue de 21 buts en 2013-2014, Tarasenko a toujours marqué 30 buts ou plus lors de ses cinq dernières années, franchissant le plateau des 40 buts à une reprise (2015-2016). Depuis la saison 2014-2015, seulement deux joueurs de la LNH ont inscrit plus de buts que les 182 de Tarasenko. Il s’agit d’Alex Ovechkin (236 buts) et de John Tavares (183 buts).

«Il y a plusieurs éléments qui font de lui un attaquant spécial, a affirmé le défenseur Colton Parayko. Il a tous les outils dans son coffre. Il est rapide, il est fort, il protège bien la rondelle et il possède un des meilleurs tirs de la LNH. Il ne fait pas juste une bonne chose, il en fait des tonnes.»

Utilisé au centre de Tarasenko et de Jaden Schwartz depuis plusieurs semaines, Brayden Scheen a aussi décrit son partenaire de trio comme un phénomène rare.

«Vlad a un des meilleurs tirs des poignets de la LNH, a répliqué Schenn. Il trouve des ouvertures pour se démarquer et marquer des buts. C’est mon travail de le repérer sur la glace. Il est une force de la nature. Au dernier match [samedi], Zdeno Chara a tenté de le frapper, mais c’est le géant Chara qui a reculé après l’impact. C’est assez démonstratif de sa puissance.»

L’expression de Blais

À 6 pi et 225 lb, Tarasenko est construit sur un modèle des plus massifs. Samuel Blais a trouvé la bonne expression pour lui.

«Il est comme une brique, a lancé le Québécois. Il est tellement massif et fort. Il ne bouge presque pas quand il se fait frapper par un défenseur.»

En 23 matchs en séries, Tarasenko a obtenu 16 points (11 buts, cinq aides).