Séries LNH 2019

David Perron accuse Tuukka Rask de plonger

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David Perron a la qualité de dire ce qu’il a sur le cœur et ce qu’il pense réellement. L’ailier des Blues l’a fait après la défaite de 7 à 2 contre les Bruins en critiquant le gardien des Bruins, Tuukka Rask.

En fin de deuxième période, Perron a frappé légèrement Rask qui a perdu l’équilibre. Après ce contact, le Québécois lui a glissé quelques mots en avançant son visage à quelques centimètres seulement de son masque. Voyez la séquence dans la vidéo ci-dessus.

«Je ne comprends pas, je n’ai rien fait sur ce contact, a expliqué Perron dans le vestiaire des Blues au Enterprise Center. Pour vrai, je ne l’ai presque pas touché. J’ai pris le temps de lui dire. Nous avons écopé de deux punitions à Boston pour obstruction contre le gardien. Sur la première, c’était valable puisque Blais l’avait frappé. Mais Schwartz ne l’avait pratiquement pas touché. La même chose ce soir. Je pense qu’il voulait obtenir une autre punition.»

Questionné sur sa prise de bec avec Perron, Rask a répété les propos de son rival.

«Il m’a juste dit qu’il trouvait que je plongeais, a répliqué le Finlandais. Je lui ai dit que ce n’était pas le cas. J’ai cherché à me sortir de cette altercation ensuite.»

Pas la faute de Binnington

Les Bruins ont gagné ce match en marquant quatre buts en quatre occasions en supériorité numérique. Pour ajouter à cette statistique ahurissante, ils ont réalisé cet exploit en décochant seulement quatre tirs en avantage numérique. «Je n’ai jamais vu cela», a simplement répondu le défenseur Torey Krug qui a récolté ses quatre points (1 but, 3 passes) en supériorité numérique.

Aux dires de Perron, les Blues devront corriger certaines choses rapidement.

«À Boston, nous avions trouvé une façon de les frustrer lors de leur sortie de zone en avantage numérique, a expliqué le numéro 57. Nous n’avons pas réussi à le faire lors de ce match. Nous savions qu’ils étaient pour finir par marquer de gros buts. Mais nous n’avons pas joué un grand match, pas juste en désavantage numérique.»

Déjoué à cinq reprises sur 19 tirs, Jordan Binnington ne représentait pas une source d’inquiétude dans le vestiaire des Blues.

«Ça n’a pas rapport avec Jordan, a tranché Perron. Il est l’une de nos raisons pour expliquer notre présence en finale. Ce n’est pas de sa faute. Depuis le début des séries, nous avons toujours trouvé des façons pour tourner la page rapidement. Une défaite, ça reste une défaite en séries.»