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Raphaël Lavoie s’imagine avec le CH

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Quand le Canadien s’approchera du micro le 21 juin au repêchage à Vancouver, une frange importante de leurs partisans entretiendra l’espoir que Raphaël Lavoie sera disponible et que l’équipe en fera son choix.

Après avoir rencontré la direction du club cette semaine au Combine de la LNH à Buffalo, l’attaquant espère avoir fait le nécessaire pour la convaincre que c’est le geste à poser.

«Ça a bien été. C’est une équipe à laquelle je tenais à bien répondre. Je la regarde depuis que je suis tout petit, c’est ma préférée. C’était le fun et c’était une belle entrevue», a expliqué le grand joueur de 6 pi 4 po des Mosseheads de Halifax.

À tort ou à raison, comme c’est souvent le cas lorsqu’un espoir québécois est disponible lorsque le Canadien doit se prononcer, la pression risque d’être forte pour que Lavoie devienne un membre en règle de l’organisation.

Et si la direction en arrive à la conclusion que Lavoie amène un talent de marqueur impossible à ignorer, cette même pression deviendra toute aussi forte sur les épaules du jeune joueur, qui n’en fait pas de cas.

«Ils m’ont justement posé la question!», a réagi Lavoie en éclatant de rire. Ils m’ont demandé comment j’allais composer avec la pression si je me faisais repêcher à Montréal. On sait ce que c’est le hockey au Québec et surtout un Canadien français à Montréal. Il y a beaucoup de pression autour de ça. Ça fait partie de la game!»

«Depuis que je suis enfant, à chaque fois que j’ai assisté à un match du Canadien, j’ai toujours rêvé de porter cet uniforme. Malheureusement, ce n’est pas moi qui contrôle ça et on va voir ce qui va se passer à Vancouver», a-t-il enchaîné.

Long parcours

Après avoir subi la défaite en finale du tournoi de la Coupe Memorial, Lavoie s’est amené à Buffalo fort d’une éloquente feuille de route en séries, lui qui a terminé au premier rang avec 20 buts et au deuxième avec 32 points.

L’opération de grande séduction auprès des 31 équipes de la LNH est maintenant derrière lui.

«Je suis content que ce soit fini. Ça a été une longue saison. On parle des tests physiques ici, mais les entrevues, c’est beaucoup plus difficile mentalement. C’est sûr que c’est fatigant, mais c’est le sport que j’ai choisi. C’est le sport que j’aime. Je suis prêt à mettre les efforts pour atteindre mes rêves», a fait valoir celui qui a rencontré 25 équipes.

Tout au long du processus, certains observateurs ont laissé courir des bruits à l’effet que la personnalité de Lavoie ne serait pas la plus attachante auprès de ses coéquipiers. Une perception que le jeune espoir s’explique mal.

«Je ne suis pas le life of the party, mais je ne suis pas solitaire, j’ai mes amis. C’est juste que je ne crie pas partout quand on fait nos affaires, mais je suis un gars d’équipe. Je ne sais pas quelle réputation certains tentent de m’accoler, mais quand tu te bats pour tes coéquipiers, tu es un gars d’équipe. Si quelqu’un derrière son ordinateur veut exprimer des choses sur moi, il a droit à son opinion, je ne peux pas contrôler ça», a-t-il franchement lancé à ses détracteurs.

Poulin et Pelletier comblés

Les deux autres Québécois susceptibles d’être sélectionnés en première ronde, Samuel Poulin et Jakob Pelletier, ont aussi savouré l’expérience du Combine.

Le fils de l’ancien du Canadien Patrick Poulin a fait écarquiller des yeux en se comparant à Pierre-Luc Dubois et Gabriel Landeskog.

«J’ai défendu mes idées. Ce sont deux gros joueurs qui n’ont pas peur de faire le sale boulot en allant dans les coins pour marquer toutes sortes de buts. En même temps, quand ils ont la rondelle ils savent créer des opportunités pour leurs coéquipiers et ils sont efficaces en zone défensive. Je me connais comme joueur et je sais que c’est mon style», estime-t-il.

Quant à Pelletier, c’est plutôt son gabarit qu’il a eu à défendre auprès de quelques-unes des 27 équipes rencontrées.

«Si on regarde à Montréal, Brendan Gallagher n’est pas gros, mais il est le cœur du CH. Sinon, il y a Brayden Point (Tampa) que j’aime bien aussi. Il y a plusieurs petits joueurs qui font bien dans les dernières saisons et ça ouvre les yeux sur le fait que le hockey change. Je vois ça comme un défi et ça me motive.»