Séries LNH 2019

Les Blues complètement renversés

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Il y avait un risque de tornade au Missouri. Les Blues jouaient un premier match de la finale de la Coupe Stanley à la maison depuis 49 ans. Les éléments semblaient en place pour une soirée spéciale.

Mais la tornade qui a frappé l’Enterprise Center portait du blanc, du noir et du jaune. Les Bruins ont complètement renversé les Blues lors de ce troisième match de la finale en l’emportant 7 à 2.

Pour une première fois depuis le début des séries, Jordan Binnington a terminé la rencontre au bout du banc des siens.

Binnington, l’une des histoires Cendrillon du printemps, a accordé cinq buts sur seulement 19 tirs avant de donner le flambeau à Jake Allen en deuxième période. S’il paraissait de glace depuis plusieurs semaines, Binnington a mal contrôlé sa nervosité dans cette rencontre en accordant au moins deux buts faibles.

Bergeron se lève

Patrice Bergeron avait répondu en quelques mots seulement à l’unique question sur son état de santé à sa sortie d’un entraînement optionnel en matinée.

«Je serai prêt pour le troisième match», avait prédit Bergeron avant de sortir de la petite pièce réservée aux entrevues.

Le numéro 37 des Bruins a tenu sa parole. Il était visiblement prêt. Il a ouvert le bal en première période en redirigeant un tir de Torey Krug lors d’une supériorité numérique. Sur ce jeu, Bergeron a gagné sa mise en jeu contre Ryan O’Reilly avant de se placer devant Binnington pour toucher à la frappe de son coéquipier.

Absent de la feuille de pointage depuis le début de la finale, Bergeron a rebondi avec trois points (1 but, 2 passes). David Pastrnak (1 but) et Brad Marchand (1 passe) ont aussi contribué à la victoire.

«Honnêtement, c’est un résultat d’équipe, a humblement répondu Bergeron. Il n’y a personne qui serait ici sans l’aide de tout le monde. Je ne suis pas différent des autres. Nous nous sommes parlé en équipe, mais il y a aussi eu des discussions avec mes compagnons de trio. Nous avons fait ce que nous avions à faire.»

Critiqués pour leur jeu, les membres du premier trio des Bruins ont fait taire leur détracteur en offrant une prestation inspirée. Bruce Cassidy l’avait prédit en répétant depuis deux jours que son premier trio jouerait son meilleur match pour cette première visite à St. Louis.

À l’instar de Bergeron, Krug a fait des ravages avec un but et trois passes.

Quatre en quatre

Il y a une leçon que les Blues devront apprendre rapidement. Ils devront absolument éviter le banc des punitions. Les Bruins ont touché la cible quatre fois en quatre tentatives en supériorité numérique.

Bergeron, Pastrnak, Torey Krug et Marcus Johansson ont tous marqué alors qu’il y avait un joueur des Blues au cachot. Sur les patinoires adverses, les Bruins ont un taux d’efficacité en supériorité numérique qui fait peur depuis le début des séries avec 50 % (14 en 28).

À titre de comparaison, le Canadien a marqué seulement 15 buts en 41 rencontres sur la route cette saison en avantage numérique.

De l’animosité

Avec un pointage de 5 à 1 à mi-chemin en deuxième, les Blues ont cherché à déstabiliser les Bruins avec du jeu physique. Mais la bande à Zdeno Chara a assez d’expérience pour ne pas trembler. Joel Edmundson s’est chamaillé à plusieurs reprises avec son ancien capitaine, David Backes. David Perron a également eu une petite prise de bec avec Tuukka Rask.

Si on doit recycler une vieille théorie, qui n’a probablement rien de véridique, les Blues voulaient préparer la prochaine rencontre.

Ivan Barbashev et Colton Parayko ont inscrit les deux buts des locaux contre Rask.