Jay Bouwmeester

Photo : Jay Bouwmeester Crédit : AFP

Séries LNH 2019

Jay Bouwmeester y arrive enfin

Publié | Mis à jour

Né à Edmonton en 1983, Jay Bouwmeester a grandi en voyant la coupe Stanley parader pratiquement chaque printemps dans les rues de sa ville. De 1984 à 1990, les Oilers ont mis la main sur le précieux trophée à cinq reprises. Que le vétéran défenseur ait dû attendre aussi longtemps avant de disputer une première finale relève un peu de l’ironie.

Seize saisons et 1184 matchs de calendrier régulier. C’est ce qui s’appelle prendre son mal en patience. Lorsque les séries se sont mises en branle, Bouwmeester était le troisième joueur actif avec le plus d’ancienneté à toujours être en quête d’un premier saladier d’argent.

Patrick Marleau, avec ses 1656 matchs, a été le premier à voir son parcours se terminer, dès la ronde initiale face aux Bruins. Puis, en finale de l’Association de l’Ouest, Bouwmeester et les Blues ont montré la porte de sortie à Joe Thornton et ses 1566 rencontres.

L’athlète de 35 ans est conscient que l’objectif est tout près, mais lorsqu’on le questionne à ce sujet, il dévie rapidement la discussion.

«Je sais où je suis, je connais l’enjeu. Mais en même temps, je suis encore les deux pieds dedans. Alors, j’essaie de ne pas trop en faire de cas. Je veux éviter de voir trop loin», a-t-il souligné avant la levée de rideau de cette finale.

«Faites-le pour vous»

Pratiquement chaque printemps, ce genre de récit s’écrit. Les plus vieux se souviennent des histoires de Raymond Bourque, Dave Andreychuk et Lanny McDonald.

La dernière en lice concernait Ron Hainsey. L’histoire du défenseur était encore plus spéciale puisqu’il avait remporté la coupe Stanley à sa première participation aux séries éliminatoires... après 907 matchs de saison. D’ailleurs, Hainsey détient le record du joueur ayant disputé le plus de matchs sans prendre part aux séries éliminatoires.

Ce qu’il y a de commun à chacun de ces récits, c’est que, chaque fois, le joueur en question avait servi de motivation à ses coéquipiers. Bouwmeester comprend le principe, mais il ne souhaite pas attirer les réflecteurs sur sa propre personne.

«C’est le gars qui parle le moins de lui. C’est le professionnel parfait, a lancé David Perron. Ce serait vraiment spécial pour lui de gagner la coupe Stanley. Par contre, il est le premier à dire : “Ne le faites pas pour moi. Faites-le pour vous et pour l’équipe.”»

Fleurs et louanges

Une chose est certaine, le choix de premier tour (3e au total) des Panthers en 2002 met tout en œuvre pour graver son nom sur l’emblème de la suprématie de la LNH. Le travail qu’il effectue en compagnie de Colton Parayko pour contrer la grosse unité des Bruins ne passe pas inaperçu.

«On nous a donné cette responsabilité à quelques occasions [au cours de la saison et des séries]. J’en retire beaucoup de fierté. Toutefois, ce n’est pas que la contribution de deux défenseurs. Les attaquants y sont pour beaucoup. Ryan O’Reilly, entre autres, obtient beaucoup de ces confrontations», a souligné Bouwmeester, avant d’également lancer des fleurs aux autres défenseurs des Blues.

«Nous misons sur un solide groupe. Tout le monde peut jouer contre tout le monde. Sérieusement, je ne crois pas que les confrontations étaient si déterminées et régulières», a-t-il ajouté.

Pourtant, ça ne semble pas être l’avis de Craig Berube. Depuis quelques jours, l’entraîneur des Blues ne cesse de louanger le travail des deux défenseurs.