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Canadiens

Des espoirs déboussolés par des questions du CH

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Meilleur joueur disponible ou besoin criant? Marqueur prolifique ou défenseur gaucher? Choix sécuritaire ou grand coup risqué? Au fil des 85 entrevues avec les espoirs menées toute la dernière semaine au Combine à Buffalo, des réponses commencent à se dessiner, mais le mystère demeure entier quant aux intentions du Canadien et de son adjoint au directeur général, Trevor Timmins.

Heureusement pour lui, les moissons récoltées lors des derniers repêchages se sont avérées prometteuses et la banque d’espoirs de l’équipe ne semble plus à sec comme elle l’a déjà été.

Pour Timmins, qui a discuté avec les médias pendant près d’une vingtaine de minutes, samedi, le casse-tête n’est jamais complètement résolu pour autant. L’équipe pourrait cependant être plus encline à tenter le grand coup.

«Je ne crois pas que ça change notre approche. Notre travail est de projeter. On ne contrôle pas tout avec un joueur. Parfois, ça ne fonctionne pas. Quand tu as une bonne profondeur, tu n’essaies peut-être pas le circuit, mais un triple et voler le marbre», a-t-il expliqué au moyen d’une intéressante analogie de baseball.

Bon groupe de défenseurs

Les lacunes évidentes du Canadien en défensive, particulièrement sur le flanc gauche, ont fait partie des sujets abordés avec Timmins. Lorsqu’il a été appelé à s’exprimer sur ce qu’il considérait comme le principal atout de cette cuvée, il a tout de suite évoqué les défenseurs.

Toutefois, et c’est pleinement compréhensible, l’homme de confiance du Tricolore n’allait pas dévoiler son jeu.

«On a besoin de marqueurs, ainsi que de défenseurs offensifs et défensifs, on pourrait dire des gauchers. Mais normalement, les défenseurs ne vont pas accéder à la formation dès la première année. Certains parviennent à le faire rapidement, je pense à Victor Mete à sa deuxième année. C’est difficile à dire, mais je crois qu’on aura une décision à prendre. Je ne parle pas uniquement de la position à privilégier, mais de quel joueur à cette position», a-t-il dit.

Approche psychologique

Dans la salle pour chacune des entrevues, Timmins était flanqué de Shane Curla et Serge Boisvert, au niveau de l’équipe de dépisteurs. Dans certaines entrevues plus critiques, l’état-major avec Marc Bergevin et ses acolytes était aussi présent.

Ce que quelques espoirs ont par ailleurs mentionné, c’est que les questions d’ordre psychologique du Docteur David Scott les ont quelque peu désarçonnés. Cette approche psychologique est saluée par Timmins.

«C’est bien d’avoir une personne qui n’est pas biaisée dans la salle. On a vu ces joueurs sur la glace, donc on finit par être un peu biaisé. Il a reçu les résultats de questionnaires envoyés aux joueurs. Il a analysé les résultats et il a décelé des drapeaux rouges, si bien qu’il peut aborder certains aspects précis», a-t-il spécifié.

Timmins a par ailleurs mentionné que sur les 103 espoirs présents à Buffalo, l’équipe a rencontré tous ceux issus de la LHJMQ. Le travail se poursuivra sous peu dans un autre camp d’évaluation, cette fois en Europe, ou une quinzaine d’espoirs seront évalués.