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Crédit : AFP

NBA

Pascal Siakam n'était pas destiné à jouer

Publié | Mis à jour

Enfant, le Camerounais Pascal Siakam n’était pas destiné à jouer en finale de la NBA. Après tout, il a commencé à jouer au basketball à 16 ans. Pourtant, l’ailier a été le héros incontesté de la victoire des Raptors de Toronto, jeudi.

Siakam ne dispute qu’une troisième saison dans la NBA et une première dans un rôle résolument offensif. Sa progression ne semble pas vouloir ralentir, comme le démontre sa récolte de 32 points dans un gain de 118 à 109 contre les Warriors de Golden State. Il s’agissait d’une nouvelle marque personnelle en éliminatoires.

De l’avis général, c’est l’intensité et la volonté d’avoir le ballon qui permettent à Siakam de se démarquer et de s’impliquer non seulement offensivement, mais dans tous les aspects du jeu.

«Il est spécial. C’est un gars spécial et un joueur spécial, s’est émerveillé son coéquipier Fred VanVleet, selon le site officiel de la NBA. Je pense qu’on est en train de le voir devenir une force dans cette ligue et il donnera beaucoup de maux de tête aux gens de cette ligue pendant un bon moment.»

«Il a bien joué aux deux extrémités du terrain, a pour sa part analysé Kawhi Leonard. Il a bloqué des tirs et il était agressif. Il a mis la main sur plusieurs ballons avec des déviations et blocs. Il va sur le terrain et fait le travail. Il ne reste pas à l’écart de l’action.»

Freiner les ardeurs

Affrontant peu souvent les Raptors en saison régulière, les Warriors ont goûté à la vitesse de Siakam. À plusieurs reprises, il a profité du jeu de transition pour réaliser quelques sprints et battre la défensive de ses adversaires.

Non sans ressources, les Warriors ont toutefois fait la promesse d’apporter les correctifs nécessaires à leur plan de match à l’occasion du deuxième duel, qui aura lieu dimanche à Toronto.

Il est un des meilleurs pour compléter les jeux dans la peinture, a avancé Klay Thompson. Je sais que nous allons relever le défi dimanche pour limiter ses chances, dont beaucoup sont arrivées en transition après un sprint».

Mais peu importe les tactiques de ces adversaires, Siakam ne ralentira pas. Il sait ce qu’il a fait pour se rendre où il est, et ce n’est pas à trois petites victoires d’un triomphe qu’il va changer son style de jeu.

«Il faut y mettre le travail – c’est très cliché, mais c’est l’histoire de ma vie –, travailler fort chaque soir pour atteindre un nouveau niveau et accepter que vous en avez encore tant à apprendre, a avancé Siakam. Des moments comme ceux-ci montrent que je vais continuer à être moi-même.»