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Crédit : AFP

Séries LNH 2019

«Brad a un don»

Publié | Mis à jour

Il y a un seul Brad Marchand. Détesté de ses rivaux et des partisans adverses, respecté de ses coéquipiers et adulé à l’intérieur des frontières du Massachusetts, l’ailier des Bruins de Boston ne fera jamais l’unanimité. Mais ça fait de lui un personnage et un joueur impossible à dupliquer.

Au premier match de la finale de la Coupe Stanley, lundi, Marchand a joué son rôle à la perfection. En troisième période, il a fait perdre le bloqueur du gardien Jordan Binnington en contournant son filet. C’était un geste involontaire. Ce qui était volontaire, c’était le petit contact qu’il lui a donné après le coup de sifflet.

Quelques minutes plus tard, Sean Kuraly bondissait sur une rondelle libre devant Binnington pour marquer le but vainqueur. Les fidèles du numéro 63 des Bruins diront qu’il a eu un impact sur ce jeu même s’il n’était plus sur la glace.

Dans les dernières secondes de la rencontre, Marchand a inscrit le but d’assurance dans un filet désert. C’était son huitième des séries et son 19e point.

«Brad a un don pour déranger l’adversaire, mais il ne faut jamais oublier qu’il est tout un joueur de hockey avec de grandes habiletés», a résumé Patrice Bergeron.

Les séries avant les points

À ses premiers pas avec les Bruins, Marchand a rapidement hérité du statut de peste. Il avait une réputation peu enviable, cherchant constamment à narguer ses adversaires et dépassant parfois la fameuse ligne de conduite. Le numéro 63 a changé un peu depuis ce jour même s’il reste encore difficile à contrôler. On ne modifiera pas son ADN du jour au lendemain.

Il y a une chose qui est maintenant certaine. Marchand est beaucoup, beaucoup plus qu’une simple peste. À ses trois dernières saisons, l’ailier originaire de Halifax a amassé plus de 80 points. Après deux campagnes identiques de 85 points, il a atteint cette saison le plateau magique des 100 points pour la première fois cette saison avec exactement 100 points (36 buts, 64 passes) en 79 matchs.

«C’est spécial d’obtenir 100 points, c’est un chiffre assez cool, mais on joue en saison pour participer aux séries, a répliqué Marchand. Les séries et la coupe Stanley resteront toujours la plus grande motivation. Au début de l’année, tu as comme objectif de remporter la coupe Stanley, pas d’avoir de bonnes statistiques personnelles. Si tu ne gagnes pas et que tu ne participes pas aux séries, tu es un perdant.»

«Pour moi, les statistiques personnelles en saison doivent servir à réaliser un seul but, et c’est d’accéder aux séries et ensuite essayer de remporter le gros trophée. Nous avons maintenant la chance de nous battre pour ce titre. C’est ça qui compte le plus.»

Six joueurs ont obtenu des saisons de 100 points cette année dans la LNH : Nikita Kucherov (128), Connor McDavid (116), Patrick Kane (110), Leon Draisaitl (105), Marchand (100) et Sidney Crosby (100). De ce groupe, seulement trois joueurs ont participé aux séries, soit Kucherov, Marchand et Crosby.

Des trois, Marchand a réussi à conduire les Bruins en grande finale, alors que Kucherov et Crosby ont subi l’affront d’un balayage avec leur équipe respective dès le premier tour.

Le même rythme

Depuis le début des séries, Marchand a encore la pédale au plancher avec une récolte de 19 points en 18 matchs, avant la rencontre de mercredi. Il était à un seul point de Logan Couture, qui trône encore au sommet des marqueurs.

S’il devrait logiquement dépasser Couture dans les prochains jours, Marchand pourrait également inscrire son nom dans le livre des records des Bruins. Avec six buts en finale de la Coupe Stanley, l’ailier de 31 ans n’est devancé que par Johnny Bucyk (8), Bobby Orr (8) et Wayne Cashman (7) dans l’histoire de l’équipe.