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Mikaël Zewski veut laisser sa marque

Publié | Mis à jour

Les déceptions et les mauvaises surprises se sont accumulées lors des derniers mois pour Mikaël Zewski.

Des blessures et des combats annulés à la toute dernière minute ont, de façon évidemment négative, changé drastiquement les plans du trifluvien.

Un vieil adage dit toutefois qu’après la pluie, vient le beau temps.

Il y a quelques jours à peine, Zewski (32-1-0, 22 K.-O.) recevait un appel de son promoteur Yvon Michel. C’est là qu’il a appris qu’il allait finalement remonter dans un ring le 28 juin prochain, six mois après son dernier affrontement.

Son adversaire? Abner Lopez (27-9-1, 23 K.-O.), un Mexicain de 28 ans ayant livré un verdict nul à son dernier rival, qui n’avait perdu qu’une seule fois en 31 combats. 

En entrevue à «JiC», le boxeur a mentionné être très confiant face à ce nouveau défi.

«Selon moi, c’est un adversaire qui est taillé sur mesure pour moi. Je suis à l’entraînement depuis déjà plusieurs semaines et je m’attends à livrer une belle performance. En fait, je serais prêt à me battre demain matin. J’espère que lui aussi sera prêt.»

Une opportunité... qui disparaît

Si Zewski dit souhaiter que Lopez soit prêt le 28 juin prochain, c’est qu’il s’en est fallu de très peu pour qu’il affronte un rival de très haut niveau. Le genre d’adversaire qui, justement, est toujours prêt à combattre.

Un combat contre l’aspirant #1 à la WBA Alexander Besputin (14-0) semblait coulé dans le béton, mais l’entente a achoppé à la toute dernière minute.

Crédit photo : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QU

«Je n’ai aucune idée de ce qui n’a pas fonctionné, s’est désolé Zewski. On a accepté tous ses termes et on a accepté la bourse sans même négocier. J’avais commencé à m’entraîner pour le duel. Considérant que Besputin était gaucher, nous avions même débuté des recherches pour faire venir des partenaires d’entraînement dont la main dominante était la gauche.»

Mais trois semaines après le début de son camp préparatoire, Zewski reçoit une nouvelle aussi surprenante que désolante.

«Le clan Besputin nous a contacté pour nous dire qu’il avait choisi d’y aller pour un plus petit combat. Un genre d’affrontement de huit rounds contre un adversaire de moindre calibre.»

«Leur excuse, c’était que notre duel n’aurait pas eu lieu à la télévision. On se serait battus sur la carte de Lomachenko. Ça aurait été compliqué de se battre à l’écran, mais de toute façon, il savait à la base que ce n’était pas prévu. C’est dommage, car je sais que j’aurais pu battre ce gars-là.»

Des propos inacceptables

Mikaël Zewski est (presque!) aussi actif sur la toile que dans un gymnase de boxe. Il ne gêne pas pour livrer ses états d’âme et pour commenter plusieurs dossiers, qu'ils soient sportifs ou non.

Récemment, le boxeur a condamné publiquement les propos du champion du monde WBC des poids lourds, Deontay Wilder, qui disait vouloir tuer un adversaire.

«Selon moi, ce sont des propos qui n’ont pas d’allure. Je pense que de vouloir tuer quelqu’un, ça ne se fait ni dans la vie normale, ni dans un ring. Il semble dire que s’il peut tuer quelqu’un légalement dans un ring, cela serait une bonne chose pour lui. À ce moment-là, j’ai l’impression qu’il accorde plus d’importance à la loi civile qu’à la loi morale.»

Des révélations croustillantes sur Nicolas A Martineau?

Peu de gens sont au courant, mais Zewski et notre journaliste Nicolas A Martineau sont cousins.

En bon animateur, Jean-Charles Lajoie a bien tenté d’obtenir de croustillantes révélations sur notre expert MLS, mais s’est buté à la diplomatie de son interlocuteur.

«J’aurais tellement de choses à raconter, mais on va devoir faire ça en privé! J’aime trop mon cousin pour le vendre comme ça sur la place publique!»

Voyez l’entrevue complète de Mikaël Zewski dans la vidéo ci-dessus.