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Séries LNH 2019

L’audace de Bruce Cassidy a été payante

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Bruce Cassidy compte sur un quadruple gagnant du trophée Frank-Selke en Patrice Bergeron. Il avait logiquement choisi Bergeron pour ralentir le premier trio des Blues de St. Louis, celui de Jaden Schwartz, Brayden Schenn et Vladimir Tarasenko.

Les Blues ont marqué les deux premiers buts dans ce match. Schenn et Tarasenko ont touché la cible. Les deux fois, la première unité des Bruins de Boston se trouvait sur la glace.

Même si Bergeron n’était en rien coupable des deux buts, Cassidy a opté pour une autre stratégie. Il a envoyé son quatrième trio, celui de Joakim Nordstrom, Sean Kuraly et Noel Acciari dans les pattes de Tarasenko et compagnie.

«Bruce n’a pas peur de faire plusieurs changements ou ajustements pendant un match, a reconnu Bergeron après la victoire des siens. Il fait ça souvent. C’est l’une de ses forces.»

Hommage de Bergeron

Bergeron a rendu hommage à ses coéquipiers du quatrième trio après la rencontre.

«Ils nous ont donné du bon hockey toute la saison et ils continuent sur la même lancée, a-t-il mentionné. Je le disais à la journée des médias, nous sommes une équipe qui mise beaucoup sur sa profondeur. Nous l’avons démontré lors de ce premier match. Les gars du quatrième trio ont sonné notre réveil avec le premier but et ils ont aussi marqué le but vainqueur.»

Sur le premier but des Bruins, le défenseur Connor Clifton a redirigé une passe parfaite de Kuraly. Au début de la troisième période, Kuraly a poussé une rondelle libre devant le filet de Jordan Binnington pour inscrire le but gagnant.

Lent départ

Les Bruins ont chassé la rouille après 21 minutes. Avec un pointage de 2 à 0, la bande à Zdeno Chara a regagné son identité pour renverser les Blues.

«Nous avons été plus intelligents avec la rondelle une fois que nous perdions 2 à 0, a dit Bergeron. Il y a eu trop de revirements en début de rencontre. Les Blues ont un très bon échec avant et ils coupent plusieurs passes. Mais nous avons fini par nous ajuster.»

Parmi les revirements des Bruins, il y a eu celui de David Pastrnak au début de la deuxième période.

«Sur le deuxième but, j’ai commis une erreur, a admis le Tchèque. Ce n’est pas comme si les Blues avaient fait un superbe jeu. J’ai causé un revirement bête. Les gars m’ont sorti du pétrin. C’est ce qu’il y a de merveilleux dans un sport collectif. Il y a 20 gars dans l’équipe et on n’abandonne pas. Nous avons inscrit quatre buts et l’identité de ceux qui marquent importe peu. Ce qui compte, c’est que nous avons gagné le match.»