Milwaukee Bucks v Toronto Raptors - Game Six

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NBA

Drake ne fait pas peur aux Warriors

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S’il ne cesse de faire parler de lui avec son comportement aux abords du banc des Raptors de Toronto depuis le début des séries éliminatoires, Drake ne semble pas déranger les Warriors de Golden State, à quelques jours de la finale de la NBA.

Possédant un billet de première rangée au Scotiabank Arena, il se lève fréquemment pour déambuler près du banc des Raptors. Il n’hésite pas à insulter les adversaires de ses favoris et à faire un massage à l’entraîneur Nick Nurse.

En finale de l’Est, l’entraîneur-chef des Bucks de Milwaukee – vaincus en six parties par les Torontois – Mike Budenholzer et l’agent de sa vedette Giannis Antetokounmpo, Georgios Dimitropoulos, avaient ouvertement critiqué le rappeur.

Mais Steve Kerr, le pilote des Warriors, ne semble pas s’en faire avec la présence du chanteur originaire de Toronto.

«Je ne suis pas inquiet avec Drake. Je l’ai appelé sur son cellulaire plus tôt, a rigolé l’instructeur, faisant référence à une populaire chanson de l’artiste, lors de son point de presse de lundi. Ma fille doit rouler les yeux en ce moment en se disant "papa, arrête les blagues de papa"!»

Drake n’inquiète pas non plus le joueur-vedette des Warriors Stephen Curry.

«C’est divertissant. C’est une situation délicate, car il est sur le terrain, mais au final, il s’amuse. Je ne peux pas détester quelqu’un qui s’amuse. Je suppose que dans ce monde, tout le monde déteste les gens qui s'amusent. C'est le cas ici», a analysé Curry, selon le réseau ESPN.

Quand les partisans s'en mêlent

Drake n’est pas la première personnalité publique à avoir marqué les éliminatoires de la NBA.

En 1994, le réalisateur Spike Lee, grand partisan des Knicks de New York, invectivait Reggie Miller, des Pacers de l’Indiana, lors du match numéro 5 de la finale de l’Est. Motivé, Miller a inscrit 25 points au quatrième quart, dont huit lors des neuf dernières secondes, pour permettre aux siens de l’emporter 93 à 86.

Les Knicks avaient tout de même remporté la série en sept parties.

Jack Nicholson, acteur, réalisateur et scénariste de 82 ans, est quant à lui un partisan des Lakers de Los Angeles. Il assiste aux matchs locaux de son équipe depuis près de 40 ans.

Cette année toutefois, c’est Drake qui fait les manchettes. Lui et les partisans torontois ne vivent que pour les Raptors, qui pourraient mettre la main sur un tout premier titre de la NBA.

La finale s’amorcera jeudi à Toronto. Les Warriors sont largement favoris selon le site Mise-o-jeu avec une cote de 1,27, contre une cote de 3,10 pour la formation canadienne.