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Tennis

Bianca Andreescu sauve l'honneur

Kevin Dubé

Publié | Mis à jour

Il y aura au moins une raquette canadienne au deuxième tour à Roland-Garros. Non sans peine, Bianca Andreescu a mis la touche finale, mardi matin, à son match que la pénombre avait interrompu, la veille, face à Maria Bouzkova.

L’Ontarienne de 18 ans a remporté la troisième manche mardi, pour concrétiser un gain de 5-7, 6-4 et 6-4.

Andreescu est maintenant la seule debout de la tribu canadienne. Félix Auger-Aliassime et Milos Raonic ont rendu les armes avant le début de la compétition tandis que Denis Shapovalov et Eugenie Bouchard ont dû s’avouer vaincus devant l’ennemi au premier tour.

«Je ne mentirai pas que ce n’était pas mon meilleur match. J’étais frustrée envers moi-même à plusieurs occasions. C’est le premier tournoi que je dispute depuis ma blessure, alors j’ai essayé d’être le plus calme possible. Je suis fière de comment je me suis battue.»

Travail mental

Cette blessure, elle l’a encore ennuyée, et crédit à Bouzkova qui a bûché pour chaque point. Lundi soir, après que le match ait été interrompu en raison de la pénombre alors qu’on venait de compléter la deuxième manche, Andreescu n’a pas caché avoir ressenti un peu d’inconfort à l’épaule droite.

«Hier soir [lundi], ça paraissait que le match avait duré deux heures, a reconnu son entraîneur Sylvain Bruneau. Un thérapeute qui travaille avec elle est venu dans la chambre hier, elle était mieux ce matin, elle se sentait bien. On y va match par match, jour par jour», a-t-il mentionné.

Bruneau a aussi confié avoir eu à parler à sa jeune protégée lundi soir, elle qui avait démontré plusieurs signes de frustration.

«On a discuté, c’est certain. Elle est extrêmement exigeante envers elle-même. Elle voulait reprendre à son premier match de la même façon qu’elle a terminé à Indian Wells ou Miami. C’est très difficile à faire. Il fallait mettre les choses en contexte pour qu’elle ne soit pas trop dure envers elle.»

Face à Kenin

Parmi cette gestion mentale, il y a aussi le fait qu’elle fait maintenant partie de l’élite mondiale de la WTA, elle qui vient au 23e rang mondial.

«Il y a des attentes de l’extérieur, des amateurs. Chaque fois que je vais sur le terrain, j’essaie de ne pas trop y penser, mais ce n’est pas toujours facile. Je pense toutefois m’en tirer plutôt bien jusqu’à maintenant.»

Au deuxième tour maintenant, Andreescu fera face à l’Américaine Sofia Kenin. Les deux joueuses se sont affrontées à deux reprises cette saison, divisant les victoires.

«Kenin est une très bonne joueuse et ce sera du tennis différent de celui d’aujourd’hui contre Bouzkova qui est très rapide, qui anticipe, joue loin derrière et met des balles en jeu. Contre Kenin, ce sera du tennis plus rapide. C’est une joueuse qui frappe avec des trajectoires assez directes, qui prend la balle plus vite et avec des trajectoires à plat. Ce sera du tennis plus offensif dans l’ensemble. C’est correct, il faut s’ajuster d’un match à l’autre.»

Compétition sportive

Paris est... hockey ?

Année après année, des gens d’un peu partout dans le monde convergent vers Roland-Garros durant la quinzaine. En se présentant aux Internationaux de Paris, l’auteur de ces lignes croyait avoir une pause de hockey pendant quelques jours, dans un environnement où, on s’entend, ce n’est pas le sport qui prime. Pourtant, depuis samedi, votre humble serviteur a non seulement croisé les joueurs de la LNH Aleksander Barkov des Panthers de la Floride et P.K. Subban des Predators de Nashville, mais aussi un homme arborant fièrement un t-shirt du Canadien de Montréal au numéro 27... d’Alex Galchenyuk. Mais, on vous rassure, Paris est tennis, pas hockey, en ce moment.

Citations

Bernard «une phrase» Tomic

Bernard Tomic n’avait pas envie de discuter, après sa défaite expéditive en trois manches de 1-6, 4-6 et 1-6 face à l’Américain Taylor Fritz, mardi matin. L’Autrichien s’est donné des airs du footballeur Marshawn Lynch en servant des réponses aussi insipides qu’impertinentes aux journalistes réunis dans la salle de presse. «Je n’ai pas bien joué», «je ne me souviens pas», «pas pour moi» et «je suis d’accord» ont été ses quatre premières réponses. Il s’est ensuite surpassé lorsqu’un confrère lui a demandé quels étaient ses plans futurs, ce à quoi il a répondu : «Je m’en retourne à l’hôtel».

Nouvelles du Japon

Une frousse pour Osaka !

On vous soumet deux noms. Le premier : Naomi Osaka, première tête de série, joueuse classée no 1 au monde. Le second : Anna Karolina Schmiedlova, classée 90e au monde. Si on vous dit que l’une d’elles a remporté la première manche de leur affrontement au compte de 6-0, mardi, vous seriez portés à dire qu’il s’agit d’Osaka, n’est-ce pas ? Vous vous doutez donc que c’est l’inverse qui s’est produit. La Japonaise Osaka a toutefois réussi à renverser la vapeur, remportant la seconde manche 7-6 avant de compléter avec un 6-1 au set ultime. Ouf, se disent assurément la quarantaine de journalistes japonais ici pour suivre Osaka et Kei Nishikori.