Samuel Blais

Photo : Samuel Blais Crédit : AFP

Séries LNH 2019

Samuel Blais réalise un rêve de jeunesse

Publié | Mis à jour

BOSTON - «J’espère que Sam ne pense pas que ça va arriver tous les ans. Je le lui souhaite, mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.»

Samuel Blais semble avoir une bonne tête sur les épaules. Bien sûr, il a accepté la mise en garde de David Perron, assis au même podium que lui, alors que les joueurs des Blues déambulaient devant la meute de journalistes affectés à la couverture de cette finale de la Coupe Stanley.

Mais il n’a pas besoin de regarder bien loin pour comprendre cette réalité. Dans le même vestiaire que lui, la grande majorité de ses coéquipiers atteignent la ronde ultime pour la première fois de leur carrière. Parmi ceux-ci, Jay Bouwmeester a disputé 1184 matchs répartis sur 16 saisons avant de pouvoir s’approcher à quatre gains de la coupe Stanley.

«J’essaie de ne pas trop penser à cette possibilité. Mais, au fond de moi, je sais que ça n’arrivera peut-être plus jamais. Il faut en profiter», a déclaré l’attaquant de 22 ans.

«Quand j’étais jeune, je regardais les matchs de la finale de la Coupe Stanley et j’en rêvais. Aujourd’hui, quand j’y pense, je me sens privilégié. C’est un rêve de jeunesse qui se réalise», a-t-il ajouté.

Face à Bergeron

L’occasion est d’autant plus précieuse que l’attaquant originaire de Montmagny a été laissé de côté lors des 11 premières rencontres des séries éliminatoires. Il avait également raté les 13 derniers matchs de la saison en raison d’une blessure à une cheville.

Depuis, il est tellement revenu dans les bonnes grâces de Craig Berube, son entraîneur, qu’il évolue souvent en compagnie de Ryan O’Reilly et David Perron.

D’ailleurs, les chances que le trio d’O’Reilly affronte celui de Patrice Bergeron sont grandes. Voilà qui ne sera pas une mince tâche.

«Ce sont trois excellents joueurs de hockey. Ce sera à nous de continuer de jouer comme nous le faisons depuis que nous sommes ensemble. Si on fait notre travail et qu’on lutte avec acharnement, ça devrait bien aller», a mentionné Blais.

Comme son idole

En disputant le premier match de la finale, Blais s’assurera de voir son nom gravé sur la coupe Stanley, advenant une victoire des Blues. N’ayant disputé que 32 matchs de saison régulière, il n’était pas encore admissible à ce privilège (il faut avoir joué au moins 41 matchs de saison ou un match de la finale).

Il pourrait ainsi imiter son idole de jeunesse. Comme une génération entière de jeune hockeyeur, Blais a grandi en suivant les moindres faits et gestes de Sidney Crosby.

«Je me souviens de la première fois qu’il a gagné la coupe. J’avais regardé chacun des matchs jusqu’à la fin. C’était mon idole, alors je devais être aussi content que lui», s’est-il souvenu.

Dix ans plus tard, peut-être pourra-t-il revivre la même sensation.