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Félix Auger-Aliassime déclare forfait à Roland-Garros

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PARIS - Même si, pour la première fois de sa jeune carrière, il avait l’occasion de jouer au Tournoi de Roland-Garros après y être entré par le tableau principal, Félix Auger-Aliassime a été contraint de déclarer forfait en raison de la blessure aux adducteurs de la jambe gauche qu’il a subie en demi-finale du tournoi de Lyon, vendredi dernier.

Auger-Aliassime avait laissé planer la possibilité de faire l’impasse sur Roland-Garros après sa défaite en finale à Lyon, contre Benoit Paire, samedi. Il s’était alors donné quelques jours pour y réfléchir mais, dimanche matin, une imagerie par résonnance magnétique subie à Paris a déterminé une «lésion de grade 1», soit une légère déchirure. Une bonne nouvelle, dans les circonstances, puisqu’en théorie cette blessure devrait prendre de sept à 10 jours à guérir, selon Auger-Aliassime.

Il s’agit de la première fois de sa jeune carrière qu’il est ralenti par une blessure aux adducteurs et même si, de son propre aveu, il ne ressent aucune douleur dans la vie de tous les jours, le plus sage était de prendre une pause.

Décision difficile

Il n’en reste pas moins que la décision de se retirer de ce tournoi du Grand Chelem n’a pas été facile à prendre. Mais il s’est dit en paix avec cette dernière.

«C’est l’une des décisions les plus difficiles que j’ai eu à prendre. Évidemment, ne pas être en mesure de finir le match [contre Denis Shapovalov] aux Internationaux des États-Unis a été le plus difficile parce que c’est arrivé soudainement. Cette fois, je ne m’y attendais pas non plus. C’est une blessure qui devrait guérir rapidement et je dois être prudent. C’est une décision réfléchie et je suis en paix avec celle-ci en sachant que je devrais être prêt pour le début de la saison sur gazon.»

Si tout va pour le mieux, Auger-Aliassime devrait en effet être en mesure de prendre part à la Coupe Mercedes, premier tournoi sur gazon de l’année, à Stuttgart en Allemagne.

Pas de regrets

Chose certaine, le tennisman québécois ne regrette pas d’avoir pris part à la finale contre Paire, malgré l’inconfort qu’il ressentait.

«Je n’ai pas de regrets parce que ça n’aurait rien changé. Le mal était fait. Durant la finale, j’étais déjà blessé et d’y avoir renoncé ne m’aurait pas plus permis de jouer ici. Durant la finale, j’ai simplement tenté de finir le match. Après, j’étais bien et je me disais qu’en deux jours, j’aurais peut-être le temps de récupérer. Par contre, après avoir subi l’IRM, on a jugé que c’était mieux et plus prudent de se retirer», a-t-il mentionné, ajoutant que la rigueur des matchs au meilleur de cinq manches, caractéristique des tournois majeurs, a aussi pesé dans la balance.

Le natif de L’Ancienne-Lorette utilisera les prochains jours pour prendre du recul sur les événements des derniers jours et il ne sait toujours pas s’il devra revoir son horaire, à l’avenir, avant les tournois importants, afin d’éviter qu’une situation comme celle-ci se reproduise.

«On va peut-être devoir faire plus attention. En même temps, j’étais bien à Lyon, plusieurs joueurs le font et j’aurais pu bien le faire. Ça peut arriver à tout moment. Peut-être qu’il faudra apprendre de ça mais c’est dur de dire pour quelle raison c’est arrivé. Dans tout ce que j’ai fait, j’apprends de ce qui se passe et j’essaie de faire mieux la prochaine fois.»