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Trois ans de plus pour Brett Kulak à Montréal

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BOSTON - Brett Kulak respirait le bonheur lors d’une conversation téléphonique avec Le Journal de Montréal. Le défenseur de 25 ans venait d’écrire son nom au bas d’un pacte de trois ans et 5,5 M$ avec le Canadien de Montréal.

Joueur autonome avec restriction, Kulak avait toujours manifesté son désir de s’entendre rapidement avec Marc Bergevin et le CH. Les deux clans ont réussi à y arriver.

«Il y a eu des discussions assez rapidement après la saison, a dit Kulak de son domicile en banlieue de Calgary. Mon agent [Gerry Johannson] a parlé avec Bergevin environ trois semaines après notre dernier match. Mais il a surtout négocié avec John Sedgwick [directeur des affaires légales pour le Canadien]. Il y avait des possibilités pour des ententes de deux ou trois saisons. Je tenais à obtenir un pacte de trois ans. J’ai tellement aimé la ville de Montréal et l’équipe.»

«Je me suis bien senti dès le départ avec le Canadien, a-t-il poursuivi. À ma première journée dans ce vestiaire, j’ai ressenti la riche histoire de l’équipe. Je porte ce chandail avec énormément de fierté. J’aime aussi regarder les photos des anciens joueurs dans notre vestiaire. C’est un sentiment spécial.»

Un top quatre?

Sur le plan salarial, Kulak coûtera 1,85 M$ pour les trois prochaines saisons. À ce salaire, l’Albertain ne représentera pas un grand risque, gagnant l’argent d’un cinquième ou sixième défenseur au sein d’une équipe.

Mais s’il parvient à se développer comme un défenseur fiable au sein d’un top quatre à la ligne bleue du CH, il deviendra un très bon investissement.

Rappelé le 22 novembre du Rocket de Laval, Kulak a gagné la confiance de Claude Julien et de Luke Richardson pour gravir les échelons et devenir le partenaire régulier de Jeff Petry.

«C’est un objectif que j’avais en tête depuis l’été dernier, je voulais m’établir comme un défenseur du top quatre pour une équipe de la LNH, a-t-il précisé. En fin de saison, je jouais ce rôle avec le Canadien avec Petry. Je jouais de grosses minutes, c’était bon pour moi. J’ai le sentiment que j’ai beaucoup appris de cette expérience et que je suis maintenant un meilleur défenseur.»

«Il y a quelques années, je rêvais d’atteindre la LNH. Mais une fois que tu as réussi ce but, tu dois viser plus haut. J’avais comme ambition de jouer un plus grand rôle. Je n’ai pas connu le départ que je souhaitais avec le Canadien en me retrouvant à Laval pour les premières semaines du calendrier.»

«Je n’étais pas malheureux de mon sort en début de saison même si je me retrouvais avec le Rocket, a-t-il enchaîné. Je faisais confiance aux dirigeants du Canadien. Je savais que j’étais pour obtenir ma chance et c’était à moi de la saisir. Avec le Rocket, je passais plus de 25 minutes sur la glace et j’étais utilisé à toutes les sauces. C’était la parfaite préparation pour le Canadien.»

Une bonne transaction

Bergevin a mis la main sur Kulak le 1er octobre dernier en échangeant les défenseurs Matt Taormina et Rinat Valiev aux Flames de Calgary.

«Cette transaction était une bonne chose pour moi, a rappelé Kulak. Les Flames misaient déjà sur un très bon top quatre et il n’y avait pas trop de place pour moi. J’étais plus un gars de profondeur. Avec les Flames, je jouais environ 12 minutes par match, c’est plus difficile d’avoir un impact.»

En 57 matchs avec le Tricolore, Kulak a obtenu 17 points (6 buts, 11 passes) et il a maintenu un différentiel de +12.