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Indy 500: l'année de Pagenaud ou d'une nouvelle surprise ?

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Course mythique aussi spectaculaire qu'incertaine, les 500 milles d'Indianapolis couronneront-ils dimanche un favori comme le Français Simon Pagenaud, poleman de cette 103e édition, ou surprendront-ils une nouvelle fois, avec pourquoi pas le «rookie» américain Colton Herta, 5e sur la grille ?

«Ici, vous pouvez gagner à partir de n'importe quelle position de départ», rappelle d'ailleurs Herta (Harding Steinbrenner), meilleur pilote Honda en qualifications et devenu en mars le plus jeune vainqueur d'une course en IndyCar, à 18 ans et onze mois.

Ca n'est pas Mark Miles, le patron de la catégorie, qui dira le contraire. «À "Indy", vous pouvez être le meilleur et ne terminer que 10e ou être le 10e meilleur et gagner, assure-t-il à l'AFP. Beaucoup de vainqueurs l'ont dit: c'est une course qui choisit son champion plus que le contraire.»

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Sacré en IndyCar en 2016 mais 6e au mieux sur l'ovale d'Indianapolis l'an dernier, Pagenaud, 35 ans, est bien placé pour le savoir. «Depuis, mon objectif N.1, ce sont les 500 miles, clame le Frenchie. On en est tout proche, on a tout ce qu'il faut pour le faire» et les résultats qui l'indiquent.

Il a en effet remporté mi-mai le Grand Prix d'Indianapolis, sa 12e victoire en IndyCar depuis 2011 et la première depuis près de 18 mois. Et a très bien figuré lors des séances d'essais préparatoires aux 500 miles.

«Une bête à part»

«Avoir la voiture la plus rapide est forcément un gros avantage, estime le pilote de Penske, l'équipe référence du Championnat. On ne peut pas dire que c'est la voiture qui va gagner mais au moins ça nous donne une opportunité.»

En effet, seuls vingt pilotes se sont imposés depuis la pole, le dernier en... 2009 !

Sur l'intimidant Indianapolis Motor Speedway, tracé rectangulaire de 2,5 miles (4 km) avec quatre virages relevés à 9 degrés sur lequel les bolides croisent à 370 km/h, rien n'est jamais acquis.

«C'est une bête à part. Tu peux y aller pendant 20 ans et ne jamais gagner, fait remarquer le Canadien Jacques Villeneuve, qui a goûté au lait servi au vainqueur en 1995. C'est facile d'être vite mais c'est l'approche de la course, surtout dans les 20 derniers tours (sur pas moins de 200, soit 804,6 km !), qui fait la différence. C'est à chacun de choisir ses moments d'agressivité pour choisir sa chance aussi.»

Facteur d'incertitude supplémentaire cette année, la météo est à l'orage, or «on ne roule pas sur ovale quand il pleut car c'est trop dangereux», rappelle Pagenaud. La course, dont le départ est prévu à 12h45 locales (16h45 GMT), pourrait du coup être décalée, interrompue ou terminée prématurément s'il venait à pleuvoir passé le cap de la moitié.

Alonso devant sa télévision

Sur la grille de départ, les trois monoplaces de l'écurie Ed Carpenter viendront s'intercaler entre Pagenaud et Herta, le champion en titre et vainqueur sortant, l'Australien Will Power (Penske) fermant la deuxième ligne.

À noter également la présence en troisième ligne du Français Sébastien Bourdais (Dale Coyne), du leader du classement des pilotes, l'Américain Josef Newgarden (Penske), et du vainqueur de 2016, l'Américain Alexander Rossi (Andretti).

Parmi les 33 pilotes en lice figurent cinq autres anciens vainqueurs (Helio Castroneves, Tony Kanaan, Ryan Hunter-Reay, Takuma Sato et Scott Dixon) et sept anciens champions ChampCar/IndyCar.

Six «rookies» font leurs débuts et une femme, la Britannique Pippa Mann, s'aligne.

Sensation annoncée de cette 103e édition, le double champion du monde de Formule 1 Fernando Alonso suivra la course à la télévision, faute d'être parvenu à se qualifier !