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Séries LNH 2019

David Backes sans pitié pour Alex Pietrangelo

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«Je l’aimais avant, je l’aimerai après. Mais pour les trois prochaines semaines, je le détesterai.»

Quand on a dû patienter pendant 13 saisons pour obtenir une première occasion de mettre la main sur la coupe Stanley, on peut comprendre que le cliché «il n’y a pas d’amis sur la glace» prenne encore plus de sens qu’à l’habitude.

Même si cette confrontation implique la formation qui vous a repêché, pour qui vous avez joué pendant dix saisons et de qui vous avez été le capitaine durant cinq hivers.

Voilà l’histoire de David Backes qui, dès lundi soir, luttera contre 14 anciens coéquipiers (incluant Steve Ott, l’entraîneur adjoint de Craig Berube), dont son grand ami Alex Pietrangelo.

Repêché au deuxième tour en 2003, Backes a fièrement porté l’uniforme des Blues de St-Louis pendant une décennie avant de se joindre aux Bruins à titre de joueur autonome, en juillet 2016.

«C’est simple. Il n’y a qu’une seule des deux équipes qui remportera la coupe Stanley. Ce sera eux ou nous», a lancé le vétéran de 35 ans pour illustrer son détachement complet vis-à-vis de ses anciens coéquipiers.

Rôle limité

À la dernière saison de Backes à St-Louis, les Blues s’étaient inclinés en finale de l’association de l’Ouest. L’Américain avait connu un excellent parcours. En 20 matchs, il avait récolté 14 points, un de moins que Robby Fabbri et Vladimir Tarasenko, meneurs de la colonne des pointeurs de l’équipe.

Trois de ses sept buts avaient été des buts gagnants, dont deux inscrits en prolongation. Cette fois, le rôle de Backes est un peu plus effacé. Le poids des années l’ayant rattrapé, il est un peu moins efficace qu’autrefois. Ce qui a incité Bruce Cassidy à le laisser de côté durant six matchs, donc cinq de suite à la fin du premier tour et au début du second.

De retour dans la formation depuis le quatrième match de la série contre les Blue Jackets, Backes s’est assuré de ne plus en ressortir. Entre autres en récoltant deux buts et deux passes, malgré un temps de jeu limité.

Motivation pour les jeunes

D’ailleurs, les Bruins ont gagné les sept matchs qu’ils ont disputés depuis ce retour.

«Au point où il en est dans sa carrière, il ignore s’il aura une autre aussi bonne occasion de graver son nom sur la Coupe Stanley. Je crois que c’est un gros élément de motivation», a reconnu Bruce Cassidy, plus tôt cette semaine.

Un élément de motivation qui sert non seulement à Backes lui-même, mais également à ses coéquipiers. Ceux-ci ne sont pas sans connaître le parcours de l’attaquant. En 13 campagnes et après 928 matchs de saison régulière, Backes ne s’était jamais rendu plus loin qu’une finale d’association.

«On va travailler fort pour lui. Il nous a raconté qu’il ne s’était jamais rendu aussi loin. Ça me fait réaliser à quel point je suis chanceux de vivre cette première finale aussi tôt dans ma carrière», a déclaré Charlie McAvoy.

Backes est la preuve que cette chance ne passe pas toujours deux fois. Aussi bien la saisir quand elle se présente.