Séries LNH 2019

Une ancienne vedette des Blues rend hommage à Michel Bergeron

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À peine gradué des rangs juniors, avec les Wolves de Sudbury, le défenseur Jeff Brown a vite réalisé qu’il allait devoir travailler pour plaire à son premier entraîneur-chef dans la LNH, avec les Nordiques de Québec.

Écoutez l'entrevue de Jeff Brown aux «Partants» dans la vidéo, ci-dessus.

Alors âgé de 20 ans, l’arrière originaire d’Ottawa a fait connaissance avec le «Tigre», Michel Bergeron. Il a dès lors appris ce qu’était un instructeur exigeant, qui avait le désir de gagner et qui retirait le maximum de ses joueurs.

«Lorsque je regarde en arrière, il est l’entraîneur qui m’a permis d’avoir la carrière que j’ai connue», a dit l’ex-joueur à l’émission «Les Partants», à TVA Sports, vendredi.

«Je ne comprenais pas pourquoi il était dur avec moi à l’époque. Clairement, c’était dans le but de faire sortir le meilleur de moi.»

Dominant dans la Ligue de l’Ontario, Brown a inscrit cinq points à ses huit premiers matchs dans la LNH. Il a progressé avec des saisons de 29, 53 et 68 points avant d’être échangé aux Blues de St. Louis, l’année suivante, où il a amassé 38 points en 48 parties avant de porter son cumulatif à 12 en autant de matchs lors des éliminatoires de 1990.

«J’avais besoin d’un entraîneur comme lui au début de ma carrière.»

Des occasions de gagner

Dans le Missouri, où il habite toujours, Jeff Brown est devenu une vedette en collant deux campagnes de 20 et 25 filets entre 1992 et 1993, respectivement.

Avec des joueurs des canons comme Brendan Shanahan, Brett Hull, Adam Oates et Peter Stastny, l’équipe a atteint les séries quatre années de suite, mais elle n’est jamais parvenue à se rendre en finale de la Coupe Stanley, exploit qui vient d’être accompli par la concession pour la première fois en 49 ans.

«C’est fou ici en ce moment», a-t-il raconté.

«Il y a eu plusieurs occasions dans les cinq saisons que j’ai passées avec les Blues, mais nous n’étions pas capables de mettre fin à la disette.

«De voir cette équipe tourner sa saison et passer d’une dernière place dans l’Ouest, en janvier, à la grande finale, c’est très agréable de faire partie de ça.»

Heureux pour son ancien colocataire

Dans le camp adverse, Brown, qui est aujourd’hui âgé de 53 ans, se réjouit aussi pour son ancien colocataire à l’époque où les deux jouaient à Hawkesbury.

«Bruce Cassidy est un gourou du hockey et il a toujours été intelligent. Malheureusement pour lui, il avait des problèmes à un genou qui l’ont limité comme joueur, sans quoi il aurait connu une grande carrière.»

Qu’à cela ne tienne, il ne favorise pas les Bruins pour autant, bien qu'il réalise que la finale de la Coupe Stanley sera âprement disputée.

«Je pense que St. Louis a une très bonne chance. Boston est coriace, mais il y a quelque chose chez cette équipe qui inspire confiance.»