Impact

«L'Impact a été frileux» –Vincent Destouches

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C’est un secret de polichinelle : l’Impact de Montréal peine à marquer des buts à domicile depuis le début de l’année.

D’ailleurs, à l’émission «L’Impact cette semaine», ce manque flagrant de lucidité dans le dernier tiers a fait l’objet d’une exhaustive analyse de la part de Frédéric Lord, Vincent Destouches et Patrice Bernier.

«L’échantillon est très petit, car le Bleu-Blanc-Noir n’a joué que quatre matchs sur 17 à domicile, à souligné Bernier. Mais il faut quand même souligner que l’équipe n’a inscrit que deux buts dans sa forteresse jusqu’ici. Rémi Garde a mentionné qu’il avait, lors des dernières semaines, mis l’accent sur le style de jeu à préconiser à l’extérieur. Il faudra toutefois que l’Impact, au Stade Saputo, soit l’équipe qui va vers l’avant et qui anime le jeu.»

L’ancien capitaine du onze montréalais a également ajouté un point très intéressant.

«L’Impact doit maintenant s’habituer à jouer avec la ballon. Avant son premier match à domicile, le club était d’ailleurs l’un de ceux, à travers la MLS entière, qui présentait le taux de possession le moins élevé.»

La faute à qui?

Bien beau parler de disette offensive, mais pour trouver des solutions, il faut d’abord identifier d’où viennent les problèmes. Alors, la faute à qui? Au système? Aux individus?

«C’est la faute d’un peu tout ça, a répondu Vincent Destouches. Cela dit, l’Impact, et cela ne date pas seulement de cette année, n’est pas du tout une puissance offensive dans le circuit Garber. Il ne faut pas non plus oublier que Piatti a raté de nombreux matchs et que Taïder joue en dépit d’un inconfort. Je ne suis donc pas inquiet plus que ça, même si j’y pense un petit peu.»

Selon Destouches, l’Impact doit absolument tirer profit du fait qu’il disputera trois de ses quatre prochaines rencontres à domicile. Et le succès, de façon purement mathématique et logique, doit inévitablement passer par une attaque efficace.

«C’est une séquence déterminante qui approche. Il faut faire le plein de points. Deux buts en quatre matchs à domicile, ce n’est pas assez. Il faut trouver le moyen de réveiller tout le monde et d’amener les leaders à leur meilleur niveau. Actuellement, on est loin.»

Oser davantage

Frédéric Lord, lui, semble toujours avoir sur le cœur le verdict nul de 0-0 que l’Impact a livré au Revolution de la Nouvelle-Angleterre samedi dernier au Stade Saputo.

«Dans un match à domicile où il ne se passait pas grand-chose, Rémi Garde aurait-il pu être un peu plus fou dans ses choix tactiques?», a-t-il demandé.

«Je pense que oui, a répondu Vincent Destouches. Je réitère cependant que plusieurs joueurs sont loin d’évoluer au meilleur de leurs capacités actuellement. En contrepartie, le boulot de l’entraîneur consiste à mettre le XI le plus compétitif sur le terrain. Il l’avait d’ailleurs fait contre les Red Bulls. Il avait des options et avait choisi d’y aller pour un 3-4-3. C’était innovant et on avait vu la version de l’Impact la plus équilibrée depuis longtemps.»

Selon notre analyste soccer, Rémi Garde s’est montré quelque peu frileux face à la Nouvelle-Angleterre et contre Cincinnati.

«On doit maintenant reprendre toutes les composantes et faire les choix qui bénéficient à l’Impact. Si Taïder n’est pas bien en ce moment, qu’il se repose sur le banc et qu’on mette sur le terrain une version plus punchée comme celle du 3-4-3. On peut s’entêter à se dire qu’on va utiliser le 4-3-3 en espérant que Piatti et Taïder soient bons, ou on peut utiliser le dispositif qui va nous permettre d’obtenir les meilleurs résultats.»

Voyez le segment complet dans la vidéo ci-dessus.