Coupe Memorial

Les Mooseheads en finale malgré la défaite

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Les Mooseheads d’Halifax en ont fait juste assez pour arracher leur place en grande finale de la 101e Coupe Memorial, mercredi soir. Malgré une défaite de 4 à 3 contre les Huskies de Rouyn-Noranda, ils joueront pour le titre national, dimanche prochain, au Scotiabank Centre.

Les Mooseheads ont atteint l’étape ultime grâce à l’exercice mathématique utilisé pour départager les trois équipes lorsqu’elles ont chacune la même fiche de 2-1 à l’issue de la ronde préliminaire.

En divisant le nombre de buts marqués par chacune des équipes par la somme obtenue en additionnant les buts marqués et les buts encaissés, et en considérant la victoire des Mooseheads sur le Storm de Guelph puisqu’ils avaient le même pourcentage de réussite, les hôtes de la grand-messe du hockey junior canadien ont fini au sommet du classement.

Résultat des courses: Halifax en finale alors que les Huskies croiseront le fer avec les champions de l’Ontario, vendredi soir, en demi-finale. Ce sera la sixième fois en 10 ans qu’un club de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) aura la chance de soulever le prestigieux trophée, une deuxième pour les Orignaux, couronnés en 2013.

Match éprouvant

Les joueurs des Mooseheads, qui avaient rangé leur cellulaire en matinée pour éviter la confusion, ont appris alors qu’il restait une dizaine de minutes à égrainer au cadran la situation dans laquelle ils étaient plongés pour le bris d’égalité. William Rouleau venait de provoquer l’impasse.

«Le pire scénario qui ne pouvait pas arriver est arrivé, a reconnu l’entraîneur-chef des favoris de la foule, Éric Veilleux. À 3 à 3, si on compte un but, ça tombe 4 à 3, et Rouyn peut enlever son gardien pour faire 4 à 4, ce qui nous aurait forcés à gagner en prolongation. J’ai beaucoup de respect pour la formule, mais ce n’est pas facile de "coacher" un match de même. Ça brûle mentalement, pour être honnête.»

«C’était vraiment spécial, a enchaîné l’attaquant Benoit-Olivier Groulx, qui a inscrit les siens au tableau en deuxième période. Je suis allé à deux contre un avec Antoine Morand et Arnaud Durandeau. J’ai quasiment marqué et il ne fallait pas que je marque! Ensuite, on ne faisait qu’envoyer la rondelle dans le coin.

«On y a trop cru»

Les Néo-Écossais ont d’ailleurs eu quelques sueurs froides à la fin de cette septième bataille épique en 21 jours entre les finalistes de la LHJMQ avec le but de Jakub Lauko à 19 min 05 s. Les Huskies avaient démarré sur les chapeaux de roues pour refroidir l’atmosphère dans l’amphithéâtre avant de connaître un deuxième vingt atroce.

«On y a peut-être un peu trop cru qu’on était à seulement deux tirs de pouvoir obtenir un accès à la finale, a soutenu le gardien Samuel Harvey. On a complètement dérogé de notre plan de match et on a donné trop de revirements [...] Pour vrai, après la deuxième, c’était important de rebondir pour bien préparer notre match de demi-finale.

Son instructeur Mario Pouliot, vainqueur avec Bathurst l’an passé, éprouvait des sentiments mitigés.

«C’est bizarre de gagner un match sans être heureux. C’est dur à expliquer. Ce sont les règles. Ce qui est arrivé en deuxième, c’est exactement ce que je craignais avant le match. On est sortis de notre système. Cela dit, le but d’un match de hockey est de gagner.»

L’attaquant du Canadien et membre de l’édition championne des Mooseheads à la Coupe Memorial de 2013, Jonathan Drouin, a été chaleureusement applaudi avant la rencontre avant de procéder à la mise au jeu protocolaire.