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Retour des Expos: le miracle à l’horizon

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Il y avait Charles et Stephen Bronfman à la même table. Le premier symbolise les Expos de la première génération, alors que le deuxième reste celui qui se bat pour le retour de l’équipe à Montréal.

Les Expos renaîtront un jour. Ce n’est pas une question de savoir si le projet se matérialisera, mais plus de savoir quand il surviendra. C’est ce qui ressortait de cette célébration des 50 ans de la naissance de l’équipe au Grand Quai du port de Montréal, mardi.

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Claude Raymond a parfaitement illustré ce qui se tramait dans l’air.

«Au dernier match des Expos à Montréal en 2004, ils m’avaient demandé de dire quelques mots aux spectateurs. J’avais terminé mon discours en disant qu’il y aurait peut-être un miracle un jour.»

«Le miracle, je le vois à l’horizon. Je pense qu’on se rapproche du retour des Expos.»

Raymond, qui a agi comme releveur (1969 à 1971) et entraîneur adjoint (2002 à 2004) avec les Expos, y croit fermement.

«Denis Coderre, l’ancien maire, a défriché le terrain avec le baseball majeur en ayant des rencontres avec Rob Manfred, le commissaire. Avec l’implication de la famille Bronfman, je suis sûr que nous aurons droit au retour des Expos.»

«Le nom de Bronfman est très pesant, a-t-il continué. Ils savent qu’il s’agit de gens sérieux. Avec le départ des Expos, je suis triste que mes petits-enfants n’aient pas connu le baseball majeur à Montréal. C’est un sport familial. Quand tu parles à des petits gars, ils ne connaissent plus Gary Carter ou Andre Dawson. Mais nous sommes plus près que jamais. Le statut de Tampa Bay reste en suspens. La ville est désintéressée par le baseball.»

Le train roule

À sa sortie d’une courte conférence de presse, Stephen Bronfman, l’homme à la tête de la relance des Expos avec la compagnie d’investissements Claridge, s’est montré prudent, mais optimiste dans la réalisation de son projet.

«C’est clair que le train est rendu trop loin pour qu’il s’arrête, a-t-il lancé avec le sourire. Ça va arriver, mais on ne sait pas encore quand. Un jour, ça arrivera.»

«Je reste en contact avec Rob Manfred [commissaire du baseball majeur], a-t-il poursuivi. Je l’avais invité à cette soirée, mais il avait déjà un engagement. Je suis toujours positif. Ça ne roule pas rapidement, mais ça roule. C’est ça l’important. On ne sait jamais ce qui se passe. Mais nous sommes la plus grande ville et la ville la plus avancée [pour recevoir une équipe]. Pour moi, c’est à 100 % qu’il y aura du baseball ici. Je ne sais pas encore le jour, mais ça viendra.»

Tout comme lors de ses dernières apparitions publiques, Stephen Bronfman a rappelé que son groupe se tient prêt à toute éventualité.

«Les choses pourraient survenir très rapidement. Le baseball majeur nous a toujours dit ça. Ils nous demandent d’être prêts. Nous le sommes. Mais je n’aime pas donner trop de conférences de presse. Je ne veux pas répéter la même histoire, je ne cherche pas à monter les attentes. Je dois parfois tempérer les choses, mais je suis toujours positif. Nous pourrions jouer au Stade olympique pour une solution à court terme. Il ne s’agirait pas du bon plan, mais nous avons une option. C’est déjà ça.»

Conseil du paternel

Maintenant âgé de 87 ans, Charles Bronfman a donné le flambeau à son fils depuis longtemps. Il lui a donné un conseil dans cette aventure.

«Je dis à mon fils de s’accrocher, a-t-il répliqué. Il fait tout un travail, il le fait encore mieux que moi à l’époque. Il a beaucoup de patience et il est bien branché. Il a aussi de bons partenaires. Il a joué toutes ses cartes de la bonne façon. Je ne pouvais demander une meilleure personne pour relancer cette équipe.»

«Je crois que la ville est assez forte économiquement pour soutenir les Expos, a poursuivi le fondateur et copropriétaire des Expos de la mouture de 1969. Elle l’était dans le passé, mais nous n’aurions jamais dû jouer au Stade olympique. Oui, il y a eu des années avec de grosses foules. Mais le baseball est un sport qui doit rester intime, comme à Chicago et Boston. Tu veux être près de l’action. Dans les bons stades, tu restes proche de l’action même dans la 30e rangée. Au Stade olympique, tu te retrouvais loin à partir de la 10e rangée.»