DEUXIEME-PARTIE-DU-CAMP-D-ENTRAINEMENT-DE-IMPACT

Crédit : Dominick Gravel/Agence QMI

Impact

L'Impact est le champion des déplacements

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On a fait grand cas du calendrier difficile de l’Impact et de ses 10 matchs à l’étranger lors des 13 premières rencontres.

On peut comprendre Rémi Garde et ses joueurs de s’être plaints de cet horaire très éreintant, puisque l’Impact fait partie du top 5 des équipes ayant le plus voyagé en ce début de saison 2019, avec 27 946 kilomètres, ce qui le place au sommet parmi toutes les formations de l’Association Est.

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À cela s’ajoutent 6270 km parcourus pendant le camp d’entraînement.

Sans surprise, ce sont quatre équipes de l’Ouest qui occupent les quatre positions précédentes.

Portland au sommet

Portland est le champion incontesté avec 11 parties à l’étranger pour un total de 43 836 km. Il faut dire que des rénovations au Providence Park sont en cours pour ajouter 4000 places et que le premier match local est prévu le 1er juin.

Aux fins de ce reportage, nous avons calculé les distances au moyen du site WebFlyer, réputé très fiable.

Pendant que l’Impact, qui s’envolera pour Los Angeles, a déjà parcouru près de 28 000 km, seulement quatre autres formations de l’Association Est ont franchi la barre des 20 000 km.

Columbus, malgré six rencontres à l’étranger, ce qui est dans la moyenne de la ligue, n’a parcouru que 11 498 km, soit le plus faible total de la MLS.

Houston, qui n’a joué que trois matchs à l’extérieur, n’a que 13 200 km au compteur. L’équipe du sud du Texas a cependant ajouté 4902 km en raison de sa participation à la Ligue des champions de la CONCACAF.

Toronto (7700 km), Atlanta (9570 km), les Red Bulls de New York (11 360 km) et Kansas City (7540 km) ont aussi un peu plus de kilométrage en raison de la compétition continentale.

D’ailleurs, malgré un parcours jusqu’en demi-finale s’étant échelonné sur trois séries aller-retour, le Sporting de Kansas City surpasse à peine l’Impact avec un total de 28 470 km.

Séquences

Ce qui a surtout affecté l’Impact, ce sont les séquences de matchs consécutifs à l’étranger. Le Bleu-Blanc-Noir a amorcé la saison avec six matchs à l’étranger, jouant neuf de ses 10 premières rencontres en déplacement.

D’ailleurs, si l’on fait abstraction de la situation particulière des Timbers de Portland, l’Impact a été nettement désavantagé avec la série de six matchs consécutifs à l’étranger en plus de disputer deux séquences de deux matchs de suite à l’extérieur.

Parmi les autres formations de la MLS, le Minnesota a joué cinq fois de suite à l’étranger pour amorcer la saison, pendant que Cincinnati a eu une séquence de trois rencontres consécutives loin de son stade.

Sinon, quatre équipes ont vécu deux séries de deux matchs à l’étranger pendant que Kansas City et Houston n’ont pas encore joué deux fois de suite loin de la maison.

Déjà 14 Matchs

C’est surtout quand on regarde le nombre de matchs joués qu’on se gratte un peu la tête.

L’Impact fait partie d’un groupe de cinq équipes qui ont disputé 14 matchs depuis le début du calendrier régulier. À l’opposé, quatre équipes n’ont joué que 11 fois.

Les autres équipes ont joué 12 ou 13 fois, ce qui est finalement la bonne moyenne de la ligue.

Évidemment, la pause de trois semaines pour faire place à la Gold Cup le mois prochain, jumelée au fait que la fin de la saison se fera un mois plus tôt, fait en sorte que le calendrier est plus comprimé.

Par contre, en tenant compte des contraintes reliées à la météo, on se demande pourquoi la MLS a programmé autant de matchs pour l’Impact en début de saison plutôt que de privilégier un horaire un peu plus aéré pour cette période.

À la maison

S’il y a un bon côté à tout ça pour l’Impact, c’est qu’après ce match à Los Angeles qui aura lieu vendredi soir, il n’en aura plus que six à disputer loin du stade Saputo d’ici la fin de la saison.

C’est donc dire que d’ici la fin septembre, le Bleu-blanc-noir va jouer 13 rencontres au stade Saputo.

À cela, il faudra ajouter les rencontres de championnat canadien. L’Impact y fera son entrée lors de la troisième ronde, en juillet.

Et comme l’Impact affrontera probablement une formation de la Première ligue canadienne, on peut penser qu’il atteindra ensuite au minimum la ronde demi-finale.