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Crédit : AFP

Golf

Un travail à finir pour Brooks Koepka

Publié | Mis à jour

Brooks Koepka n’a pas perdu de terrain en troisième ronde du Championnat de la PGA, samedi. À l’inverse de sa folle tendance depuis jeudi, il n’en a pas gagné. Il domine toujours outrageusement la compétition.

Avec une ronde de 70, à égalité avec la normale sur le Black Course de Bethpage, le champion en titre n’a pas autant brillé par une resplendissante journée à Long Island.

La bière coulait à flots. Les dizaines de milliers de spectateurs new-yorkais s’exclamaient aux quatre coins du parcours, applaudissant les bons coups, chahutant les autres. Même ceux de Koepka...

Si le meneur voyait à la perfection les lignes de ses roulés la veille, il a jonglé avec la vitesse des verts en troisième ronde.

«Je n’ai pas aussi bien fait sur les verts. J’ai laissé plusieurs roulés à court qui étaient alignés directement au cœur de la coupe. Si je les réussis, je réussis à creuser davantage l’écart», a expliqué celui qui a commis trois bogueys en raison de sept des 14 coups de départ qui ont raté l’allée.

«Il faut surtout essayer de ne pas se laisser trop de roulés de trois ou quatre pieds pour la normale, a-t-il enchaîné. Un court roulé, c’est intelligent. Avec la configuration du parcours aujourd’hui [samedi], c’était plus difficile d’accumuler les oiselets. Si tu peux t’en tirer avec des normales sur ce parcours, c’est une bonne affaire.»

Dans l’histoire

À l’issue de 54 trous, Koepka continue de réécrire le livre des records du championnat. Il détient la plus grande avance de l’histoire du championnat avec sa fiche cumulative de -12. Il mène par sept coups sur un groupe de quatre golfeurs, dans lequel figure son grand ami Dustin Johnson, à -5.

En 1969, Raymond Floyd détenait une avance de cinq coups sur Gary Player au club de golf National Cash Register en Ohio. Le lendemain, celle-ci avait fondu à un seul coup.

Une situation que Koepka souhaite éviter. Il se sent en plein contrôle de ses moyens et en pleine confiance.

«Si je peux toucher quelques allées très tôt dans la ronde, il y a des fanions clés où il faut absolument bien faire, dont le septième, le 10e et le 12e, a-t-il précisé. Par la suite, en frappant dans les allées et en visant le centre des verts, il faut se contenter de la normale et s’accrocher.»

Il ne faut pas pour autant penser qu’il lèvera le pied de l’accélérateur. Le champion de trois titres majeurs en carrière ne laissera aucune chance à ses rivaux, en souhaitant accentuer son avance dès les premiers fanions. Là où les opportunités sont plus nombreuses. Aucune pitié.

«Je veux continuer à creuser l’écart. Ce serait agréable de pouvoir faire un 10 sur le dernier trou et pouvoir tout de même gagner, a-t-il dit à la blague. Je joue bien cette semaine. Je veux jouer une bonne ronde finale.»

Koepka ne compte pas ajouter de la pression sur ses épaules. Il la prendra comme une ronde régulière.

De nouveaux «rivaux»

En voyant Jordan Spieth s’effondrer à ses côtés et avec Adam Scott reculant au tableau, Koepka a trouvé de nouveaux «adversaires». Jazz Janewattananond et Harold Varner III ont réussi les scores de la journée en ramenant chacun une carte de 67 (-3).

Il a aussi vu Dustin Johnson s’approcher au rythme de la ronde. Le meneur mondial a commis quelques erreurs qui l’ont empêché d’être plus menaçant au tableau, dont un coup bien au-delà du vert sur la normale 3 du 14e.

«Le vent m’a joué quelques tours, a-t-il mentionné à propos des vents soufflant de 15 à 25 km/h durant l’après-midi. J’ai frappé des coups de départ qui se sont retrouvés là où il ne fallait pas.

«Chaque fois que j’étais hors position, j’ai fait des bogueys, a ajouté celui qui en a commis cinq dans une ronde de 69 (-1). J’ai aussi raté quelques courts roulés pour des oiselets ou des normales.»

S’il peut limiter les gaffes, DJ espère livrer une bonne opposition à son ami, afin d’ajouter un peu de piment au spectacle dès 14 h 15, dimanche.

En bref

Dans l’histoire du Championnat de la PGA, Bobby Nichols (1964), Jack Nicklaus (1971), Raymond Floyd (1982) et Hal Sutton (1983) ont mené le tournoi d’un bout à l’autre.

Sur le parcours ajusté à 7403 verges samedi, les 82 golfeurs ont affiché une moyenne de 72,35 coups, près d’un coup de plus que la veille.