Séries LNH 2019

Les Bruins ébahis par les séries de Tuukka Rask

Publié | Mis à jour

Tuukka Rask est en mission. N’ayant cédé que cinq fois en quatre parties contre les Hurricanes de la Caroline, le gardien finlandais a permis aux Bruins de Boston de participer à la finale de la Coupe Stanley pour une troisième fois en huit ans.

Et le vétéran n’a pas fait les choses à moitié. Lors des trois matchs décisifs qui ont permis d’éliminer successivement les Maple Leafs de Toronto, les Blue Jackets de Columbus et les Hurricanes, il n’a concédé qu’un but, stoppant 95 des 96 tirs décochés vers lui pour un taux d’efficacité hallucinant de ,990.

En 17 parties depuis le début des éliminatoires, il montre une moyenne de buts alloués de 1,84 et un taux de ,942. En carrière, il revendique une fiche de 47-35, une moyenne de 2,17 et un taux de ,928.

«Tuukka a été très constant, a affirmé l’entraîneur-chef Bruce Cassidy au réseau Sportsnet. Habituellement, si vous voulez aller loin, votre gardien devra remporter un match en cours de parcours. Il ne peut pas connaître de mauvaises soirées.»

Sur une autre planète

N’ayant accordé plus de trois buts qu’une seule fois depuis le début des séries, Rask peut se targuer de répondre aux exigences de son instructeur avec panache. Ses coéquipiers ne cachent d’ailleurs pas leur admiration.

«Ce gars est incroyable pour être honnête, a concédé David Pastrnak. Je ne sais pas comment c’est possible. Je n’ai jamais vu personne jouer comme ça. Depuis le début des séries, ce gars-là est simplement à un autre niveau.»

Rask prendra ainsi part à une troisième finale en carrière, et une deuxième comme partant. En 2011, il avait agi comme substitut de Tim Thomas lors de la dernière conquête de la coupe Stanley par les Bruins. En 2013, les Blackhawks de Chicago l’avaient emporté en six parties.

Donc, 2019 pourrait être l’année de Rask, qui ne se contentera pas d’une simple participation à la finale.

«C’est tellement difficile d’avancer dans les séries, sans parler de participer à la finale, a dit Rask. Nous devons vraiment en profiter, mais nous devons également réaliser que nous avons encore beaucoup de travail à faire.»