Impact

Impact : «C’est toujours nous contre le monde entier»

Publié | Mis à jour

Cette semaine, l’Impact de Montréal recevait le commissaire de la Major League Soccer (MLS) Don Garber afin de faire le point sur la situation de l’équipe au sein de la ligue.

Accompagné du propriétaire de l’Impact Joey Saputo ainsi que du président Kevin Gilmore, le commissaire a abordé plusieurs dossiers importants concernant la formation montréalaise.

Même si l’exercice se veut avant tout positif, de nombreux aspects négatifs ont retenu l’attention chez les panélistes du balado XI MTL présenté par QUB radio. Cette semaine, Frédéric Lord et Patrice Bernier recevaient leur comparse Nicolas A. Martineau pour en discuter.

«Ce que je vois, c’est que Don dit qu’on a encore des soucis, voilà pourquoi on n’a pas le match des étoiles, pourquoi on n’est pas un club plus prestigieux dans la ligue, a mentionné d’entrée de jeu l’ex-capitaine du onze montréalais Patrice Bernier.

Frédéric Lord, qui décrit les matchs de l’Impact à TVA Sports, va encore plus loin.

«Chaque fois que Don Garber vient, on le prend sous une optique négative. J’ai l’impression qu’il nous dit que des choses négatives.

«Je vais aller loin, je trouve que c’est à cause de l’Impact. L’Impact, lui-même, n’est pas très positif. Je ne sais pas c’était quoi l’objectif de ce panel-là, eux-mêmes n’avaient pas l’air emballés par leur projet.»

Nicolas A. Martineau a abondé dans le même sens que son collègue.

«Depuis le début de la saison, j’ai l’impression qu’il y a le bon vieux syndrome de la victime chez l’Impact de Montréal. C’est toujours “nous” contre le monde entier», a-t-il martelé.

Le dossier du stade

L’un des sujets qui ont fait beaucoup jaser au cours des derniers jours est celui du Stade Saputo. Le commissaire est d’avis que le terrain devrait être muni d’un dispositif afin de chauffer la surface de jeu pour être en mesure de présenter des matchs dans les mois plus froids de la saison.

«Il a dit ce qu’on savait déjà. Que le Stade Saputo a besoin de rénovations, a besoin d’un petit coup de jeune. Notamment le gazon. Ça prend du gazon chauffé. Il y en a à Toronto, pourquoi il n’y en a pas ici? D’autant plus que la température est encore pire ici», a mentionné Nicolas A. Martineau.

«Quand on arrive en séries, on doit passer au Stade olympique, ajoute Patrice Bernier. Pour jouer au Stade olympique, il y a des frais supplémentaires simplement pour la location. Là, en ajoutant un terrain chauffé, tu peux jouer tes matchs au mois d’octobre, au mois de novembre et potentiellement une finale au mois de décembre au Stade Saputo.»

Par contre, est-ce mieux de jouer une finale au Stade Saputo ou au Stade olympique?

«Pour l’avoir vécu en Ligue des champions, le Stade olympique. [...] Parce que 60 000 personnes, ça se sent. Même pour les matchs en début de saison. Je comprends que ce n’est pas le domicile, ce n’est pas la maison, ce n’est pas la forteresse, mais chaque fois qu’on va au Stade olympique, on a l’impression de vivre un événement spécial», soutient Martineau.

Patrice Bernier amène un point de vue différent de son collègue, le point de vue d’un ancien joueur.

«En tant qu’ancien joueur, je préférerais jouer au Stade Saputo. Tu as joué là toute la saison, c’est chez toi. [...] Il y a un côté plus intime, les partisans sont très collés sur l’action. [...] Quand tu es habitué à chez toi, à voir 20 000 personnes, la cloche, le 1642, les Ultras, il y a quelque chose de particulier au Stade Saputo», confie-t-il.