Séries LNH 2019

Les Bruins en grande finale!

Publié | Mis à jour

Le carrosse est redevenu citrouille, les gracieux chevaux, de vulgaires souris et les beaux habits, lambeaux. Le conte de fées des Hurricanes de la Caroline est terminé.

Jeudi soir au PNC Arena, les Bruins de Boston ont donné le coup de grâce à leurs rivaux avec la même arme qu’ils ont utilisée au cours des trois premiers matchs: l’attaque massive.

Propulsés par des buts en avantage numérique de David Pastrnak et de Patrice Bergeron (le premier de ses deux buts de la soirée), les troupiers de Bruce Cassidy sont rentrés à Boston avec une victoire de 4 à 0 et leur billet pour la finale de la Coupe Stanley.

Il s’agira de la troisième présence des Bostoniens à la ronde ultime depuis 2011.

À voir: Bergeron va célébrer... mais pas trop

«C’est un moment spécial. Ça n’arrive pas souvent. Il faut l’apprécier, a indiqué Bergeron. Ceci dit, il reste encore beaucoup de boulot devant nous. On célèbre ce soir [hier], mais dans les prochains jours, il faudra se remettre au travail. Il faut comprendre que la chance est là, mais on ne peut pas s’arrêter ici.»

Le premier trio brille

Dans cette victoire acquise sans les services de Zdeno Chara, Tuukka Rask a repoussé 24 tirs, enregistrant du même coup son deuxième jeu blanc des présentes séries.

Auteur des quatre buts des Bruins (Brad Marchand a complété la marque dans un filet désert), le premier trio a mené la charge en récoltant un total de huit points.

«On s’est rendu compte que lors des matchs précédents, on ne se soutenait pas assez bien en territoire offensif. On avait des occasions depuis le début de la série, mais on ne pouvait sauter sur les deuxième et troisième chances parce qu’on était trop loin les uns des autres», a expliqué l’attaquant québécois.

Dans son point de presse d’avant-match, Rod Brind’Amour avait pris la peine de souligner que l’équipe qui remporte la bataille des unités spéciales remporte habituellement la série. Voilà où tout s’est joué pour la «bande d’abrutis», comme l’avait subtilement surnommée Don Cherry pendant l’hiver.

Les deux buts des Bruins ont porté à sept (en 15 occasions) leur total avec l’avantage d’un homme. Pendant ce temps, les Hurricanes n’ont fait payer leurs adversaires qu’une seule fois en 14 occasions.

De nouveau en amour

Et souvent, l’attaque massive des Bruins a frappé à la vitesse de l’éclair. Ç’a été de nouveau le cas dans ce quatrième match. Pastrnak et Bergeron ont respectivement touché la cible 18 et 24 secondes après le début de la supériorité numérique.

Mention spéciale également au travail défensif des Bruins... ou au manque d’imagination des Hurricanes.

En avance 1 à 0, les Bruins ont fermé le jeu. Les Hurricanes ont fait circuler la rondelle en territoire ennemi sans jamais être en mesure de trouver une ligne de tir ou une ligne de passe transversale.

Le positionnement des Bruins était parfait. Il faut dire que les troupiers de Brind’Amour, plutôt statiques, ne les ont pas trop forcés à se déplacer. Ce qui aurait pu provoquer quelques brèches.

La belle histoire des Hurricanes se termine ici. Au moins, durant ce parcours inattendu, ils ont retrouvé l’amour de leurs partisans. On n’avait pas vu le domicile des Hurricanes – souvent à moitié vide au cours des dernières campagnes – aussi survolté depuis leur présence à cette même finale d’association, au printemps de 2009.

«J’ai dit à mes enfants que je serais à Boston pour le week-end. Je serai plutôt à la maison lorsqu’ils reviendront de l’école, demain», a lancé un Justin Williams émotif, accompagné de son garçon et de sa fille.

Chara au repos

L’absence de Zdeno Chara a pris tout le monde par surprise. En matinée, le capitaine des Bruins avait été aperçu effectuant sa routine habituelle de jour de match.

Il faut se rappeler que le défenseur a reçu un tir de Sebastian Aho sur la cheville droite lors du premier match de cette série. Peut-être en ressent-il encore les effets ?

«Il n’était pas avec nous sur la glace, mais il l’était en pensée. C’est notre leader. Il est venu nous voir avant le match. Il s’est assuré que tout le monde soit prêt», a mentionné Charlie McAvoy, son partenaire de jeu habituel.

Disons qu’avec une avance de 3 à 0 dans la série, la décision de le laisser de côté était plus facile à prendre. D’autant plus que le vétéran de 42 ans a foulé la glace plus de 22 minutes dans 11 des 16 premiers matchs des Bruins en séries.

Il aura maintenant environ une semaine pour remonter son niveau d’énergie.

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SOMMAIRE

Bruins 4 - Hurricanes 0 | Brad Marchand complète la marque dans un filet désert

Bruins 3 - Hurricanes 0 | Posté à l'embouchure du filet, Patrice Bergeron inscrit son deuxième but du match, en milieu de troisième période

Bruins 2 - Hurricanes 0 | Bergeron et Pastrnak s'échangent la rondelle. Le Québécois complète le travail en doublant l'avance des siens.

Bruins 1 - Hurricanes 0 | Brad Marchand alimente David Pastrnak devant le filet, et le Tchèque donne les devants 1-0 aux visiteurs. But marqué en avantage numérique.