L'Impact à l'entrainement mardi matin

Photo : L'Impact à l'entrainement mardi matin Crédit : PIerre-Paul Poulin / JdeM

Impact

Impact : des excuses, et après?

Publié | Mis à jour

Le commissaire de la MLS, Don Garber, a reconnu lundi qu’une erreur d’arbitrage avait coûté un but à l’Impact contre Cincinnati, samedi. Mais ça n’a pas trop ému les membres de l’équipe.

«C’est la moindre des choses, mais ça ne change rien au résultat», a avancé Rudy Camacho.

Daniel Lovitz, contre qui le hors-jeu a été signalé, a été très modéré dans les circonstances.

«J’ai vu la reprise, c’est un jeu serré, ça arrive souvent. Je crois que c’est une erreur très frappante, elle a été reconnue et c’est une perte d’énergie d’y mettre plus de temps.»

Difficile à digérer

Rémi Garde se contenait davantage qu’après la rencontre et il a tenu à expliquer pourquoi on le sentait bouillant quelques minutes après le revers.

«J’ai réagi à la fin du match parce que je ne voyais pas comment il pouvait y avoir hors-jeu.»

«Ce qui est le plus difficile à digérer, c’est qu’en direct, les arbitres peuvent faire des erreurs, mais sauf erreur de ma part, l’assistance vidéo (VAR) pour les arbitres est là justement pour qu’il n’y ait plus ce genre de problème.»

Et il estime que cette fois-ci, c’est tout le système qui a été défaillant.

«On peut continuer à avoir des problèmes d’interprétation ; même avec le VAR, on peut passer la journée à se demander s’il y avait un penalty ou pas.»

«Sur un hors-jeu, c’est justement pour ça que ç’a été créé. Le gars qui est devant son écran, s’il pense qu’il y a encore hors-jeu, là, il y a un problème. C’est ça qui m’a agacé.»

Mi-figue, mi-raisin

Depuis son implantation, l’an passé, l’arbitrage assisté par vidéo n’a pas que résolu des problèmes.

«C’est un outil qui devrait fluidifier l’arbitrage et, pour le moment, je ne suis pas sûr que ça fluidifie et que ça aide vraiment les arbitres, a soulevé Garde. Est-ce que ça ne les déresponsabilise pas un peu ?»

Daniel Lovitz a rappelé que les officiels assistants qui sont sur les lignes de côté sont tenus de limiter leurs interventions dans le match.

«Selon le protocole, ils doivent donner le bénéfice du doute à l’attaque. De la même manière qu’au baseball, l’égalité va au coureur.»

«Les officiels assistants ont la consigne de ne pas lever leur drapeau tant qu’ils n’en reçoivent pas l’indication, et parce que c’était un jeu très serré, c’était difficile d’infirmer la décision.»