Crédit : AFP

Séries LNH 2019

Une future grande vedette chez les Blues

Publié | Mis à jour

Il y a un seul joueur de moins de 20 ans dans la finale de l’Ouest. Il endosse l’uniforme des Blues de St. Louis et il faisait saliver plusieurs partisans du Canadien quand Marc Bergevin marchandait Max Pacioretty.

Jamais, Doug Armstrong a cherché à se départir de Robert Thomas, le choix de premier tour des Blues (20e au total) en 2017. Les Blues l’avaient déjà identifié comme une pièce maîtresse pour le futur de l’équipe. Et ils avaient bien fait leurs devoirs.

Thomas a gravi les échelons assez rapidement à St. Louis. À 18 ans, il a joué une saison de plus dans la OHL, divisant son temps entre les Knights de London et les Bulldogs de Hamilton.

Sacré champion de la OHL avec les Bulldogs, Thomas avait connu des séries du tonnerre avec 32 points (12 buts, 20 passes) en 21 matchs.

Après la conquête de la Coupe J. Ross Robertson, l’équivalent de la Coupe du Président, et une participation à la Coupe Memorial, Thomas a fait ses premiers pas dans la LNH avec les Blues à l’âge de 19 ans.

À sa saison recrue avec les Blues, l’Ontarien a obtenu 33 points (9 buts, 24 passes) en 70 matchs. Depuis le début des séries, il a participé aux 14 matchs des siens, récoltant cinq points (1 but, 4 passes).

«Je suis assez heureux de ma première saison dans la LNH, a raconté Thomas en entrevue au Journal de Montréal. Pour la première moitié, je dirais que c’était plus difficile, surtout pour le moral. Nous ne gagnions pas souvent et je sautais parfois mon tour. J’avais un peu de misère à m’ajuster au rythme de la LNH. Mais j’ai trouvé mon élan et ma confiance à la mi-novembre environ. J’ai compris que je pouvais jouer dans cette ligue.»

À l’aile droite

Comme plusieurs jeunes, Thomas s’est promené de sa position de centre à celle d’ailier droit depuis le début de l’année. Mais à St. Louis, il n’y a pas eu de panique généralisée quand Craig Berube l’a placé sur le flanc droit.

«Le plus grand défi pour un jeune centre est de s’adapter à la force physique des autres centres plus vieux, a noté Thomas. Il y a aussi la rapidité du jeu en fond de territoire défensif quand tu viens aider les défenseurs. Tu dois toujours te retrouver au bon endroit, tu ne peux pas tricher. Si tu le fais, tu places tes coéquipiers dans le pétrin. Dans le junior, tu as plus de liberté.»

«Il y a plusieurs bons centres avec les Blues, nous avons de la profondeur à cette position, a-t-il continué. Je me doutais que si je voulais obtenir un plus grand temps de jeu, je devais me retrouver à l’aile droite. J’ai joué la majorité des matchs comme centre lors de la première moitié de saison. Depuis le mois de janvier, je suis à l’aile droite.»

Un modèle sous ses yeux

Thomas peut regarder dans son propre vestiaire pour trouver une source d’inspiration.

«Je veux devenir un joueur comme Ryan O’Reilly, a-t-il lancé. Il est un très bon modèle pour moi. Il me parle beaucoup, il me donne plusieurs conseils. J’ai la chance d’apprendre à ses côtés. Je ne peux pas demander mieux.»

O’Reilly a montré son plus beau sourire édenté quand l’auteur de ces lignes lui a fait part des commentaires de son jeune coéquipier.

«C’est un immense compliment quand j’entends que Robert aimerait devenir un joueur comme moi, a-t-il répliqué. Il a un immense talent et il a déjà un impact au sein de notre équipe à l’âge de 19 ans seulement.»

«Il deviendra une grande vedette dans la LNH. Il a une vision du jeu remarquable et une intelligence phénoménale. Il réussit souvent des jeux sur la glace où les autres joueurs sur le banc restent incrédules. J’aime aussi son attitude pour un jeune. Robert se transforme en une éponge, il veut apprendre. Et quand tu lui parles, il n’a pas d’ego, il accepte les compliments comme les critiques. Il a vraiment un bel avenir devant lui.»