Zlatan Ibrahimovic

Photo : Zlatan Ibrahimovic Crédit : Brad Penner-USA TODAY Sports

MLS

Les arbitres ont un parti pris pour Ibrahimovic

Les arbitres ont un parti pris pour Ibrahimovic

Patrice Bernier

Publié 13 mai
Mis à jour 13 mai

Le VAR n’est pas une technologie parfaite.

Il y aura toujours des erreurs d’arbitrage malgré le recours possible aux reprises vidéo, qui ne permet pas de tout rectifier.

Prenons par exemple le but refusé à l’Impact de Montréal contre le FC Cincinnati, samedi dernier. Comme le VAR n’a pas démontré hors de tout doute qu’il n’y avait pas de hors-jeu, la décision rendue sur le terrain n’a pas été renversée et le but à Maximiliano Urruti n’a donc pas été accordé.

La question que je me pose ne concerne pas le VAR, mais plutôt le juge de ligne : pourquoi a-t-il attendu aussi longtemps avant d’appeler le hors-jeu?

Transportons-nous maintenant dans le match entre le Galaxy de Los Angeles et le New York City FC, samedi.

En fin de deuxième demie, il y a eu une altercation devant le filet entre Zlatan Ibrahimovic et Sean Johnson. Les deux joueurs ont reçu un carton jaune, mais à la reprise vidéo, c’est flagrant qu’Ibrahimovic porte sa main au cou du gardien du NYCFC. Dans les règlements de la MLS, il est pourtant bien écrit qu’un carton rouge doit être décerné lorsqu’un coup est asséné au cou ou au visage d’un adversaire.

Il semble y avoir un double standard pour les joueurs vedettes de la ligue.

Rappelons-nous que Zakaria Diallo, de l’Impact, avait obtenu un carton rouge pour avoir poussé Dom Dwyer, de l’Orlando City SC, le 16 mars. D’autres joueurs à travers la MLS ont été davantage sanctionnés qu’Ibrahimovic pour des gestes moins violents.

Si la vidéo a été revue, pourquoi n’a-t-il pas eu un carton rouge? Il en méritait clairement un.

Attention derrière!

Par ailleurs, l’Impact doit commencer à regarder dans son rétroviseur puisque plusieurs équipes chauffent le onze montréalais au classement.

Actuellement, le Bleu-Blanc-Noir occupe le troisième rang dans l’Association de l’Est avec 20 points en 13 matchs.

L’équipe de l’heure dans l’Est, le New York City FC, suit l’Impact de près, en quatrième place, avec 18 points, mais en seulement 11 rencontres.

«L’effet Heber» se fait sentir. Depuis l’arrivée de l’attaquant brésilien, le NYCFC est sur une lancée avec une séquence de sept matchs sans défaite (4-0-3). Il n’a pas perdu depuis la dégelée de 4-0 subie le 29 mars à Toronto.

Atlanta United connaît également beaucoup de succès dernièrement avec cinq gains, dont quatre de suite, à ses six plus récents duels. Grâce à cette poussée, il totalise désormais 17 points après 10 rencontres, une récolte bonne pour le cinquième rang du classement.

Après un timide départ, la machine est relancée. Les «blues» de la Ligue des champions sont maintenant bel et bien évacués!

En attaque, Josef Martinez a retrouvé ses marques. Il a inscrit trois buts et deux passes décisives à ses cinq derniers matchs, lui qui n’avait marqué qu’une seule fois dans les cinq premières rencontres.

Les choses vont mieux aussi pour le joueur désigné Pity Martinez, qui a trouvé le fond du filet pour la première fois le week-end dernier dans le succès de 1-0 contre l’Orlando City SC. 

Il ne faut pas non plus oublier le Toronto FC (16 points en 10 matchs) et le Fire de Chicago (16 points en 12 matchs), même s’ils se retrouvent derrière l’Impact, respectivement en sixième et huitième place.

Pour maintenir la cadence, le prochain mois sera déterminant pour l’Impact. En juin, Samuel Piette et Saphir Taïder, deux éléments-clés, s’absenteront momentanément en raison de la Gold Cup et de la Coupe d’Afrique des nations. Daniel Lovitz et Harry Novillo pourraient eux aussi être appelés à représenter leur pays à la Gold Cup.

Les Whitecaps rebondissent

En terminant, jetons un coup d’œil dans l’Ouest.

On parle peu des Whitecaps de Vancouver, qui ont bien rebondi dernièrement.

Après un début de saison léthargique, l’équipe reprend confiance. La troupe de Marc Dos Santos présente une fiche de 3-1-2 à ses six dernières sorties.

Grâce notamment au gardien québécois Maxime Crépeau, un ancien de l’Impact, les Whitecaps se débrouillent bien défensivement, mais ils en arrachent offensivement. Ils sont bons derniers dans l’Ouest au chapitre des buts marqués (11 en autant de rencontres).

Dans une ligue axée sur l’attaque, ils auront besoin de renfort offensif pour poursuivre sur cet élan.