Samuel Blais

Photo : Samuel Blais Crédit : AFP

Séries LNH 2019

Samuel Blais aux côtés des gros canons

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À sa première présence sur la patinoire du SAP Center en finale de l’Ouest, Samuel Blais a frappé Tomas Hertl et Erik Karlsson. Deux bonnes mises en échec qui ont certainement fait le bonheur de Craig Berube.

Blais portait l’uniforme des Blues pour un troisième match seulement depuis le début des séries. Il a fait son entrée au sein de la formation lors du sixième match contre les Stars de Dallas, après une période d’inactivité de près de deux mois.

L’ailier de 22 ans a gagné la confiance de Berube. Il a marqué à ses débuts contre les Stars, il a joué plus de 17 minutes à sa rencontre suivante et il a dominé les siens avec sept mises en échec à son dernier match.

«Depuis le début des séries, Craig me disait de rester prêt, de travailler fort lors des entraînements et dans le gymnase, a rappelé Blais en entrevue au Journal de Montréal. Quand il m’a dit que je jouais, j’étais vraiment heureux. C’est quand même gros. Je me retrouve en uniforme pour des matchs en séries dans la LNH. Je regardais toujours les séries à la télévision quand j’étais plus jeune. Maintenant, j’ai la chance d’y jouer. C’est une belle expérience.»

Avec O’Reilly et Perron

Malgré son inexpérience et son jeune âge, Blais a reçu un mandat important en se retrouvant à l’aile gauche du deuxième trio des Blues avec Ryan O’Reilly et David Perron.

«J’aime Sammy Blais, a répliqué Berube à la veille du deuxième match contre les Sharks. Avant de se blesser, il jouait très bien pour nous. Je l’avais déjà dirigé dans la Ligue américaine à Chicago en 2016-2017. Il aime le jeu robuste, il est intense et il contrôle bien la rondelle. Je sentais qu’il pouvait bien cadrer avec O’Reilly et Perron.»

À 6 pi 2 po et 205 lb, Blais a maintenant le physique d’un ailier en puissance. C’était une caractéristique pratiquement impossible à prédire à un plus jeune âge. À 17 ans, le joueur originaire de Montmagny, près de Québec, mesurait seulement 5 pi 9 po et il pesait à peine 165 livres.

Il n’y avait pas juste sa petite taille qui représentait un obstacle. À son année d’admissibilité pour le repêchage de la LNH en 2014, il avait joué seulement 25 matchs pour les Tigres de Victoriaville, obtenant 14 points (4 buts, 10 passes). Il avait commencé la saison avec les Commandeurs de Lévis dans le Midget AAA.

Repérer le talent

Mais c’était assez pour attirer l’attention d’un recruteur. Michel Picard, lequel est responsable du territoire de la LHJMQ pour les Blues, a convaincu ses patrons de miser sur cet attaquant.

«J’ai poussé très fort pour Samuel, a mentionné Picard. J’avais commencé à parler de lui dans nos rencontres de fin de saison. Je disais que si on cherchait un joueur dans les derniers tours, j’avais un très bon candidat. J’ai talonné mon patron (Bill Armstrong) environ quatre ou cinq jours avant le repêchage. Je lui rappelais de ne pas oublier mon gars.»

«Les gars à la table me trouvaient probablement fatigant, a-t-il continué. J’ai commencé à parler de Samuel à partir de la fin du deuxième tour jusqu’au sixième tour où nous avons sorti son nom (176e choix au total).»

Cinq ans après ce repêchage, Picard a eu raison de cogner à la table pour que les Blues lui fassent confiance.

«Je dois premièrement dire que j’ai été très chanceux avec Samuel, a-t-il dit. Je l’avais vu une première fois lors d’un match préparatoire des Tigres à Victoriaville. Et je l’avais aimé. Il n’était pas gros, mais il avait du talent. Je m’étais promis de le revoir. Il n’avait pas fait l’équipe finalement. Je l’ai revu au mois de janvier à Victoriaville. Quand il jouait, je restais jusqu’à la fin. Si l’équipe perdait 3 à 2, il était sur la glace pour aller chercher le gros but.»

Blais était resté chez lui pour le repêchage à Philadelphie en juin 2014.

«Quand tu commences l’année dans le Midget AAA, tes chances de te faire repêcher sont généralement assez faibles, a-t-il précisé. Je suivais le repêchage de la maison, mais je regardais surtout ça pour mes amis. C’est mon père qui a lu la nouvelle sur Twitter. Je dois dire que Michel Picard a eu une grande influence.»