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Le grand patron de la F1 vante les mérites de Montréal

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L’avenir incertain du Grand Prix d’Espagne, qui pourrait être rayé du calendrier de la F1 dès 2020, a plongé François Dumontier dans de très mauvais souvenirs.

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Mais c’est de l’histoire ancienne pour le promoteur du Grand Prix du Canada.

L’épreuve montréalaise est maintenant bien en selle, jusqu’à 2029, d’autant plus que tous les intervenants de la F1 vont découvrir un tout nouveau décor au circuit Gilles-Villeneuve.

«J’ai entendu parler de ces rumeurs de la disparition probable du Grand Prix d’Espagne», a déclaré Dumontier, en entrevue au Journal de Montréal dans les paddocks du circuit de Barcelone-Catalogne.

«Vous savez, c’est mon périple annuel en Espagne, a-t-il poursuivi. Ça fait une douzaine de fois que je m’y déplace. Je profite de l’occasion pour faire des rencontres avec les autorités de la F1 et pour régler certains dossiers avant la tenue de notre événement en juin.»

«J’avoue que dans le passé, j’ai vécu des moments plus houleux que d’autres ici en Espagne. Quand l’avenir de notre course était toujours compromis.»

«Mais là, je n’ai plus aucune inquiétude. Tout ça pour dire que si je me mets dans la peau des organisateurs du Grand Prix d’Espagne, ça ne doit pas être facile de vivre une telle situation.»

Inauguration ce mercredi

Dumontier est très fébrile à l’idée de recevoir la grande visite. Si le circuit Gilles-Villeneuve a pris les allures d’un véritable chantier de construction au cours des derniers mois, il promet que le tout sera terminé sous peu.

«J’ai bien hâte de présenter nos nouvelles installations au monde de la F1, a raconté Dumontier. Nos garages ont été refaits de fond en comble et adaptés au goût du jour. Ils sont magnifiques. En collaboration avec la Ville de Montréal et la Société du parc Jean-Drapeau, on a pu mener à terme ce beau projet.»

D’ailleurs, c’est ce mercredi matin que les nouvelles installations seront inaugurées à l’occasion d’une conférence de presse sur le site.

De nombreux dignitaires dont le patron de la F1, Chase Carey, y ont été conviés.

«Ça prouve notamment que les relations en F1 ne sont plus les mêmes, a souligné Dumontier. Je ne dis pas que Bernie Ecclestone (l’ex-tsar de la F1) ne serait pas venu, mais quand j’ai demandé à Chase de venir, il a immédiatement accepté l’invitation.»

«Ça démontre aussi l’importance de Montréal dans le calendrier de la F1.»

Un monde de différence

Les anciens garages, aujourd’hui démolis, ont été bâtis en 1988 à une époque où la F1 avait atteint un... certain niveau.

Aujourd’hui, c’est un monde de différence. La F1 a évolué de façon exponentielle. La quantité de matériel n’est plus la même et les écuries font travailler beaucoup plus de gens.

«Il fallait s’adapter à ses nouvelles exigences, a affirmé Dumontier. Il était temps de passer à une autre étape.»

Ventes à la hausse

Dumontier a aussi indiqué que la vente des billets était à la hausse comparée à pareille date l’an dernier.

«Un des éléments de cet engouement, dit-il, c’est évidemment cet attrait de curiosité des amateurs qui veulent constater sur place nos nouvelles installations. La présence de Lance Stroll est un autre facteur important. On veut venir encourager un pilote local et aussi une écurie [Racing Point] détenue en partie par des actionnaires canadiens, dont son père Lawrence», a conclu Dumontier.

D’ailleurs, la monoplace de l’écurie Racing Point (qui est en fait une voiture de l’année dernière sans moteur et destinée à des événements promotionnels), sera sur place mercredi. Elle avait servi au lancement de l’équipe à Toronto en février dernier.

Une solide réputation

«La présence de Montréal au calendrier est importante, comme, en fait, toutes nos autres destinations», a pour sa part raconté Carey dans une brève discussion avec le représentant du Journal de Montréal à Barcelone.

«Votre ville s’est taillé une solide réputation dans le milieu de la F1 au fil des ans, a-t-il renchéri. On sait très bien que tous les gens qui gravitent autour de notre discipline aiment venir à Montréal chaque année. On me le répète constamment.»

«Le fait d’avoir célébré ses 40 ans d’existence l’an dernier est un exemple de longévité. Ces nouvelles infrastructures vont solidifier les fondations du Grand Prix du Canada.»