Crédit : David Bloom/Edmonton Sun/QMI Age

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Oilers: «J’ai tout gâché»

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Les temps sont plutôt durs à Edmonton alors que les Oilers ne se sont qualifiés pour les séries éliminatoires qu’une seule fois depuis 2006, année où ils ont atteint la finale de la Coupe Stanley. Et depuis, les entraîneurs et directeurs généraux se sont succédé à un rythme effarant.

Depuis la dernière participation de l’équipe à la grande danse du printemps, huit entraîneurs (bientôt neuf) et six directeurs généraux ont été nommés.

Dallas Eakins est l’un d’eux. Il a été derrière le banc des Oilers pendant 113 parties de saison régulière lors des campagnes 2013-2014 et 2014-2015. Celui qui est maintenant l’entraîneur-chef des Gulls de San Diego, club-école des Ducks d’Anaheim dans la Ligue américaine de hockey, s’est ouvert dans une entrevue accordée à Sportsnet.

«J’ai tout gâché ("I (explicite) it up")», a candidement admis Eakins. Cela a été ma première leçon (de mon temps passé à Edmonton). [...] Lorsque j’ai été nommé entraîneur-chef des Marlies de Toronto, la première chose que je voulais était un excellent environnement. Tu dois avoir cela avant de pouvoir penser à gagner sur la patinoire.

«[...] À Toronto, je n’ai pas construit cette culture en deux jours ou deux mois. Ça m’a pris deux années complètes.»

Puis, de son propre aveu, Eakins a fait tout le contraire avec les Oilers.

«Croyez-moi, j’ai fait mes devoirs avant d’aller à Edmonton, a continué Eakins. J’ai parlé à des gens qui ont été ou étaient à Edmonton. J’ai parlé aux joueurs. Et il y avait beaucoup de drapeaux rouges. Mais au lieu de faire les choses à ma manière, c’est-à-dire une approche plus lente, je suis allé  à l’opposé.

«Je suis arrivé avec un (explicite) lance-flammes et un bidon d’essence et tenté de tout attaquer de front dans les deux premières semaines. [...] Évidemment, ça s’est retourné contre moi.»

Depuis 2015, Eakins est l’entraîneur des Gulls. Et l’homme maintenant âgé de 52 ans fait les choses à sa manière. Mais, il écorche tout de même l’organisation des Oilers au passage.

«Ici, je sais quelle est la culture des propriétaires (Henry et Susan Samuelli), du directeur général (Bob Murray) et du chef de la direction (Michael Schulman). À Edmonton, lorsque tu tentais de changer certaines choses, c’était : "Hey, on ne fait pas ça, ici."

«Je n’en dirai pas beaucoup plus, mais avec les grandes organisations – j’ai été avec les Spurs de San Antonio et les Seahawks de Seattle – la culture ne commence pas avec l’entraîneur. C’est une question d’organisation, au complet.»

Les Oilers ont récemment nommé Ken Holland à titre de nouveau directeur général et n’ont toujours pas d’entraîneur-chef puisque Ken Hitchcock ne reviendra pas à la barre de l’équipe en 2019-2020.