Séries LNH 2019

Meier et les Sharks montrent les dents

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Les Sharks de San Jose ont du talent, de la profondeur et ils forcent une multitude de revirements. Si les Blues de St. Louis le savaient déjà, ils l’ont rapidement découvert d’entrée de jeu dans cette finale de l’Ouest.

Menés par leurs gros canons, les Sharks ont reversé les Blues 6 à 3, samedi, dans un SAP Center des plus électrisants.

À quelques heures du premier match de cette série, Timo Meier décrivait Joe Pavelski comme une inspiration pour son équipe. Si le capitaine a contribué à cette victoire en marquant dans un deuxième match d’affilée depuis son retour au jeu, Meier a joué un rôle encore plus important.

Meier, un ancien des Mooseheads d’Halifax et des Huskies de Rouyn-Noranda, a servi de moteur à l’attaque avec deux buts et une aide. En deuxième période, le choix de premier tour des Sharks en 2015 a marqué un but d’anthologie en se moquant du vétéran Jay Bouwmeester pour ensuite déjouer Jordan Binnington avec une feinte se rapprochant à celle de Peter Forsberg lors des Jeux olympiques de 1994 à Lillehammer.

«Timo est à son meilleur quand il réussit à utiliser autant sa rapidité, a dit Pavelski. Il a rendu les défenseurs des Blues nerveux grâce à sa vitesse et il a complété ses jeux. Il était beau à voir.»

Couture au sommet

Il y a une vieille doctrine disant que pour gagner en séries, tes meilleurs joueurs doivent être tes meilleurs éléments. C’était le cas pour les Sharks dans ce match. Logan Couture a poursuivi sur sa lancée en amassant aussi deux buts et une aide. Le numéro 39 des Sharks se retrouve au sommet des marqueurs depuis le début des séries avec 17 points, dont 11 buts.

Gustav Nyquist, l’autre membre du premier trio des Sharks, a aussi connu une bonne soirée avec deux aides. À la ligne bleue, les Brent Burns, Erik Karlsson et Marc-Édouard Vlasic ont su freiner les deux premiers trios des Blues en limitant les erreurs. Du côté des Blues, c’était une autre histoire pour les défenseurs Colton Parayko et Bouwmeester qui ont trop souvent placé leurs coéquipiers dans le pétrin.

«Ça fait du bien de gagner ce premier match, ça nous donne encore plus de confiance, a mentionné Pavelski. C’est une grosse victoire, tous les gars ont contribué à ce gain.»

À la veille de l’ouverture de cette finale de l’Ouest, Jordan Binnington restait de glace en répondant aux questions des journalistes. Il parlait de son beau parcours cette année avec un certain détachement. Sans dire qu’il a perdu sa magie, Binnington a montré son côté humain, semblant plus nerveux qu’à ses derniers départs.

Moins magique

Pour une troisième fois seulement depuis le début des séries, l’Ontarien de 25 ans a accordé quatre buts ou plus. À ses deux dernières sorties contre les Stars, le candidat au trophée Calder avait donné seulement deux buts.

Joel Edmundson, Ryan O’Reilly et Tyler Bozak ont inscrit les trois buts des Blues aux dépens de Martin Jones. La bande à Craig Berube cherchera probablement à changer sa stratégie pour le deuxième match. Les Blues ont tenté de déstabiliser leurs rivaux avec plusieurs mises en échec, mais ils ont parfois oublié l’essentiel, soit de générer des chances de marquer.

Contrairement à l’unité de Jaden Schwartz, Brayden Schenn et Vladimir Tarasenko qui était invisible, O’Reilly, David Perron et Samuel Blais ont fait sentir leur présence dans ce match. Blais a mené les siens avec sept mises en échec.