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La faiblesse des Hurricanes

Publié | Mis à jour

C’est peut-être très cliché, mais pour gagner un match de hockey, tous les petits détails sont importants et c’est encore plus vrai en demi-finale des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Le premier match de la série Bruins – Hurricanes ne s’est pas joué sur grand-chose.

La Caroline menait 2-1 jusqu’en début de 3e période, lorsque les Bruins ont profité de deux avantages numériques pour reprendre les devants 3-2, le tout en l’espace de 28 petites secondes. Voilà. Juste comme ça.

Le pire dans tout ça, c’est qu’il ne s’agit là que d’un exemple parmi plusieurs autres où l’inertie des unités spéciales complique la vie de la troupe de Rod Brind’Amour.

Rendement très brouillon

Depuis le début du tournoi printanier, les «Canes» présente un ronflant taux de réussite de... 12 % en avantage numérique.

La Caroline ne fait guère mieux à court d’un homme, comme en témoigne son efficacité plutôt timide de 73 %.

L’entraîneur-chef Rod Brind’Amour s’est d’ailleurs penché sur le sujet samedi matin lors de la mêlée de presse.

«Les unités spéciales sont très souvent ce qui fait la différence dans un match. L’équipe qui remporte la bataille des unités spéciales gagne le match. C’est la même chose en saison régulière.»

L’attaquant Jordan Staal abondait dans le même sens que son pilote.

«Nous avons écopé de plusieurs pénalités. Évidemment, cela ne nous a pas aidés.»

Un peu de malchance

De son côté, le gardien Petr Mrazek préférait calmer le jeu. Selon lui, plusieurs facteurs peuvent influencer le succès des unités spéciales.

«Nous avons fait du bon boulot en désavantage numérique. Nous avons été victimes de quelques malchances. Lors du but égalisateur, par exemple, le disque est resté pris dans un patin. Nous ne devons pas changer notre approche.»

Et les Bruins, dans tout ça?

Contrairement à leurs adversaires, tout ce que touchent les Bruins sur les unités spéciales se transforme en or en ce parcours éliminatoire.

Prenez par exemple leur rendement avec l’avantage d’un homme : 30%. C’est énorme! Et dire que Charlie McAvoy revient au jeu lors du prochain match...

Le succès de la formation du Massachussetts à ce chapitre n’est pourtant pas très dur à expliquer...

Oui, bien sûr, Boston compte sur de nombreux joueurs de talent sur l’attaque à cinq (Pastrnak, Bergeron, Marchand), mais l’équipe travaille cette facette du jeu lors de nombreuses minutes à l’entraînement et le fait de façon très sérieuse.

Voyez, dans la vidéo ci-dessus, le reportage de Renaud Lavoie à ce sujet.