Coupe du president

Crédit : Le Journal de Québec

LHJMQ

Où se cachait la coupe du Président?

Publié | Mis à jour

Emblème de la suprématie de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), la coupe du Président a parcouru des milliers de kilomètres pour visiter les 18 marchés en cette 50e campagne. Le prestigieux trophée a amorcé son sprint final au cours des derniers jours.

En avant par 3-2 dans cette finale au meilleur de sept rencontres contre les Mooseheads de Halifax, les Huskies de Rouyn-Noranda tenteront de soulever l’immense saladier d’argent sur la patinoire du Scotiabank Centre à l’issue du sixième acte. En cas de réussite, ils mettront la main sur un deuxième championnat éliminatoire en quatre ans.

Pas de gardien

Mais où se cachait la coupe du Président depuis le déclenchement des séries du hockey junior québécois ? Contrairement à la coupe Stanley, le convoité trophée n’a pas de gardien attiré à sa protection en permanence. Elle se promène aussi beaucoup moins, demeurant essentiellement dans les bureaux du circuit à Boucherville, à l’exception de cette année à l’occasion de la tournée du 50e anniversaire. Il existe deux versions de la coupe : le trophée original et la réplique, laquelle est remise aux vainqueurs et qui est utilisée dans les activités officielles.

«À cause du temps de transport restreint dont on disposait, on l’a fait envoyer à Halifax avant que la série ne débute. Si ça avait été 2-0 pour l’une ou l’autre des équipes, il fallait que la coupe soit déjà rendue en cas de présentation.

«Comme on savait qu’on allait revenir à Halifax après le match quatre, on l’a fait entreposer et on l’a récupérée samedi. On l’apporte habituellement avec nous quand on voyage en voiture, mais cette année, les déplacements se font par avion», explique le directeur des communications de la LHJMQ, Maxime Blouin, qui s’est assuré vendredi que le Saint-Graal du hockey junior serait en excellent état.

Le trophée sera sous la responsabilité de deux agents de la police locale de Halifax pendant le sixième match. Ils veilleront à ce que la coupe brille de tous ses éclats si elle doit être décernée aux champions, en portant des gants blancs pour la déplacer. Si la série est poussée à la limite, lundi soir, à Rouyn-Noranda, ce sont des agents de la GRC qui joueront aux protecteurs.

Pas prêtée aux joueurs

Depuis l’an dernier, les membres des équipes championnes n’ont plus le droit de faire comme bon leur semble avec le gros bol en raison de bris survenus dans diverses circonstances.

«Il est interdit à l’équipe qui remporte la coupe du Président de la sortir de son bureau administratif à moins qu’il ne s’agisse d’une activité officielle de l’équipe, par exemple, le défilé organisé», a mentionné Maxime Blouin.

En 2005, le joueur de l’Océanic de Rimouski Eric Neilson avait vu le bol se détacher dans ses mains pendant les célébrations sur la patinoire. Une anecdote qui a traversé les années.

Le commissaire Gilles Courteau cédera exceptionnellement sa place, samedi, à son adjoint Martin Lavallée en cas de remise du trophée, en raison de funérailles.

Mise en échec: Lavoie obtient l'absolution

L’attaquant des Mooseheads Raphaël Lavoie a été blanchi par le département de la sécurité des joueurs pour sa mise en échec tardive à l’endroit de Jakub Lauko, des Huskies, survenue jeudi soir.

Le Tchèque avait été frappé en troisième période alors qu’il n’avait plus la rondelle, se blessant à la jambe droite.

Le directeur de la sécurité, Éric Chouinard, a justifié sa décision par le fait que «le joueur de Rouyn-Noranda n’accepte pas la mise en échec (se met dans une position vulnérable) et que Lavoie n’a pas d’intention de faire un genou à genou. Il veut terminer sa mise en échec».

Même s’il boitait, vendredi, Lauko a tout de même fait le voyage vers la capitale néo-écossaise. Il serait fort surprenant de le voir en uniforme cet après-midi. Il avait inscrit son premier point de la finale en inscrivant le troisième but dans la victoire de 6 à 3.

Meilleur espoir québécois en vue de la prochaine séance de sélection de la LNH, Lavoie est le meneur incontesté pour les buts depuis le début des séries avec 20. Il en compte trois dans cette finale.

Du déjà-vu pour les Mooseheads

Les Mooseheads sont acculés au mur pour la deuxième fois ce printemps. En première ronde, ils avaient effacé un déficit de 2-3 aux mains des Remparts pour se faufiler au deuxième tour. La tâche s’annonce colossale puisque Rouyn-Noranda n’a pas perdu deux fois de suite depuis la mi-décembre.

«On a fait face à l’élimination. On sait ce qu’on à faire. On s’entend-tu que si c’est pas le prochain, y’en aura pas d’autre. Il faut juste bien jouer», a assuré le pilote Éric Veilleux.

«Au moins, on revient chez nous et on va se préparer du mieux qu’on peut. C’est toujours le fun de ne pas se faire crier contre nous autres. On a vécu beaucoup d’adversité durant la première ronde et ça peut nous servir de leçon et nous aider», renchérissait Lavoie après la rencontre de jeudi soir.

Chez les Huskies, les joueurs ne tenaient rien pour acquis. «Il nous reste 60 grosses minutes à jouer. On sait que ce ne sera pas facile là-bas. Il faut bien se préparer et il va falloir un gros début», a concédé le gardien Samuel Harvey.

Équipes actuelles les plus titrées

Olympiques de Gatineau/Hull 7
Remparts de Québec 5
Océanic de Rimouski 3
Foreurs de Val-d’Or 3
Sea Dogs de Saint John 3
Saguenéens de Chicoutimi 2
Wildcats de Moncton 2
Titan d’Acadie-Bathurst 2
Mooseheads d’Halifax 1
Huskies de Rouyn-Noranda 1
Voltigeurs de Drummondville 1
Tigres de Victoriaville 1