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Cinq joueurs dont le contrat pourrait être racheté

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Marc Bergevin a déjà affirmé que le 1er juillet représente plus un piège qu’une pêche fructueuse.

«C’est le moment où plusieurs mauvais contrats se donnent», a reconnu le directeur général des Canadiens de Montréal, lors de son bilan de saison de 2017.

Quelques mois plus tard, le DG du Tricolore a lui-même consenti un contrat qu’il aimerait sans doute dissoudre avant la prochaine saison, soit l’entente de cinq ans et 23,125 M$ du défenseur Karl Alzner.

Le sympathique arrière a passé la moitié de la dernière campagne dans la Ligue américaine, n’ayant disputé que neuf matchs avec le CH.

Alzner, à qui il reste trois années de contrat avec un impact de 4,625 M$ sur la masse salariale des Canadiens, ne détient toutefois pas le pire pacte à l’heure actuelle. D’autres DG doivent aussi composer avec des casse-têtes contractuels qu'ils pourront régler à compter du 15 juin prochain.

Voici cinq candidats potentiels à un rachat de contrat* :

1- Karl Alzner, défenseur, 30 ans - Montréal
Contrat : cinq ans - 23,125 M$ (2 ans sur 5 d'écoulés, clause de non-échange)
Coût total d’un rachat : 6,416 M$ sur six ans (1,069 M$/an)      

Tel que mentionné en préambule, Alzner a passé la plus récente campagne plus souvent dans la Ligue américaine ou sur la galerie de presse que dans l’uniforme du Bleu-blanc-rouge. C’est cher payé pour un joueur dont le salaire compte pour 4,625 M$ sur la masse salariale de l’équipe.

L’ancien des Capitals de Washington devait renforcer le flanc gauche du top 4 de la brigade défensive montréalaise, mais il n’a pas livré la marchandise. En 91 matchs avec le CH, il revendique un but, 13 points avec un rendement de -6.

2- Milan Lucic, attaquant, 30 ans - Edmonton
Contrat : sept ans - 42 M$ (2/7, clause de non-mouvement)
Coût total d’un rachat : 5 M$ sur huit ans (625 000$/an)

Si le contrat d’Alzner donne de légers maux de tête à Bergevin, le DG doit se consoler d’avoir terminé deuxième dans la course pour les services de Milan Lucic. Les Oilers d’Edmonton lui ont offert la lune pour être le garde du corps de Connor McDavid sur la glace.

Jadis un marqueur de 36 buts chez les Bruins de Boston, le robuste attaquant a inscrit 20 filets à sa première saison en Alberta, en 2016-2017. C'était déjà considéré comme cher-payé pour un joueur à 7 M$, mais ses statistiques sont en chute libre depuis deux saisons avec des cumulatifs de 34 et 20 points, respectivement.

3- Andrej Sekera, défenseur, 32 ans - Edmonton
Contrat : six ans – 33 M$ (4/6, clause de non-échange modifiée)
Coût total d’un rachat : 6 M$ sur quatre ans (1,5 M$/an)

Restons à Edmonton, cette fois à la ligne bleue. L’une des premières signatures de contrat de Peter Chiarelli, en 2015, Andrej Sekera a pris part à seulement 60 rencontres lors des deux dernières saisons, dont 24 en 2018-2019. Il a joué cinq parties dans la Ligue américaine avec le club-école de Bakersfield.

Après une campagne respectable de 35 points en 80 matchs en 2016-2017 - sa deuxième à Edmonton - Sekera a maintenu un différentiel de -15 en 36 rencontres l’année suivante. Mais puisque la défense est l’un des maillons faibles chez les Oilers, le nouveau DG Ken Holland sera-t-il patient à son premier été en poste? Les deux premières années du rachat imposeraient un montant de 2,5 M$ sur la masse salariale de l’équipe.

4- Kevin Shattenkirk, défenseur, 30 ans - New York (Rangers)
Contrat : 4 ans, 26,6 M$ (2/4, clause de non-mouvement)
Coût total d’un rachat : 5,733 M$ sur quatre ans (1,433 M$/an)

Selon le New York Post, le directeur général Jeff Gorton a tenté d’échanger Kevin Shattenkirk tout au long de la dernière saison, mais personne n’en voulait. Et ce, même si les Rangers étaient prêts à retenir jusqu’à 50% de son salaire!

Originaire de New York, l’arrière de 6 pieds déçoit depuis qu’il s’est joint aux «Blueshirts» à titre de joueur autonome, le 1er juillet 2017. En 119 parties sur Broadway, il a inscrit sept buts et 44 points. À Manhattan, il affiche les pires cumulatifs de sa carrière, exception faite de la saison écourtée de 2012-2013.

5- Loui Eriksson, attaquant, 30 ans - Vancouver
Contrat : six ans, 36 M$ (3/6, clause de non-échange)
Coût total d’un rachat : 3,33 M$ sur six ans (555 556 $/an)

Loui Eriksson s’est vu offrir un gros contrat après une campagne de 30 buts à Boston, en 2015-2016. Depuis son arrivée à Vancouver, il n’a jamais atteint ce plateau. Ni celui des 25 buts, ni celui des 20... ni même celui des 15!

Avec un montant de 6 M$ qui gruge le plafond salarial des Canucks, le Suédois, qui déçoit, devient un candidat potentiel à un rachat de contrat, même si l’équipe économisera seulement 1,66 M$ au total.

*Données fournies par le site Cap Friendly.