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Brad Marchand, le coéquipier idéal?

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Brad Marchand a le don de se retrouver au cœur de la controverse. Après son coup par-derrière à l’endroit de Scott Harrington, c’est son manque de loquacité devant les journalistes qui lui a récemment valu des critiques.

Et si derrière toutes ces pitreries, il y avait une stratégie contribuant à enlever de la pression à ses coéquipiers? Avec le verbe qu’on lui connaît, l’écrivain et rappeur «Biz» s’est porté à la défense du mal-aimé des Bruins de Boston lors du segment «Le Club du vendredi», à l’émission JiC.

«Biz» - qui compare l'attaquant à un Brendan Gallagher «irradié aux rayons gamma» - évoque un paratonnerre dispersant l’énergie de la foudre pour sauver une maison afin d'illustrer l'effet des agissements de Marchand. L’artiste en est venu à se demander si les frasques du joueur étoile ne sont pas préméditées.

«Quand il capte toute l’attention, que ce soit par ses entrevues laconiques et monosyllabiques ou par ses jeux douteux sur la glace, les journalistes sacrent la paix à Charlie McAvoy [auteur d’une mise en échec controversée, mardi dernier, à Columbus] alors que c’est lui qui devrait aller au batte. Puis, sur la glace, alors que tous les yeux [des] rivaux sont sur lui car ils veulent lui arracher la tête, il crée de l’espace pour ses coéquipiers, forcément.»

Si cette hypothèse est fondée, Marchand «doit vraiment être considéré comme un coéquipier idéal», a ajouté «Biz».

Selon lui, le petit attaquant n’a d’ailleurs aucun compte à rendre aux journalistes, auxquels il a réservé des réponses très brèves après le triomphe en six matchs de son équipe face aux Blue Jackets de Columbus.

«Marchand a d'abord des obligations envers ses coéquipiers sur la glace, ensuite envers ses entraîneurs et son équipe, puis en troisième lieu, envers ses partisans. Dans l’ordre, et c’est tout. Les joueurs ne doivent rien aux journalistes.»

L’humoriste Fred Savard estime pour sa part qu’un bon comportement à l’égard des journalistes fait partie des responsabilités d’un hockeyeur professionnel grassement payé.

«Je trouve quand même que les journalistes demeurent souvent la courroie de transmission entre le joueur et les partisans. [...] T’es payé 5 ou 6 millions, je pense que t’en dois une un petit peu à tout le monde, et ça fait partie du service après-vente d’un joueur de hockey», a-t-il fait valoir.

«Mais avant le service après-vente, il y a la vente, a répliqué "Biz". Compte des buts, moi je m’en sacre que tu répondes par oui ou non aux journalistes, ou même que tu ne fasses pas d’entrevues. Qu’est-ce que tu fais sur la glace? Qu’est-ce que tu me donnes comme partisan? C’est ça ma seule obligation.»

Voyez le segment «Le Club du vendredi» dans son intégralité dans la vidéo ci-dessus.