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Samuel Montembeault: de quatrième gardien à joueur de la LNH

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Avant le début de la saison 2018-2019, rien n’indiquait que le Québécois Samuel Montembeault obtiendrait 10 départs dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

Le jeune gardien s’est présenté au camp d’entraînement des Panthers de la Floride en tant que quatrième gardien dans la hiérarchie de l’organisation. Au sein du club-école, dans la Ligue américaine, le rôle de partant appartenait à Michael Hutchinson.

«Je ne m’attendais pas à beaucoup de choses, a avoué le principal intéressé, jeudi, lors d’une entrevue à l’émission "JiC". Dès le début du camp, ils m’avaient dit que je jouerais probablement moins de matchs cette année à cause de ça.»

Mais comme le veut le dicton, tout vient à point à qui sait attendre.

«J’ai eu un super bon départ à Springfield. On a échangé Hutchinson et j’ai été invité au match des étoiles dans la Ligue américaine, a raconté Montembeault. James Reimer s’est blessé et j’ai eu droit à un rappel. Dépendamment de la blessure de Reimer, je ne savais pas combien de temps je serais là, mais je suis resté avec l’équipe pendant six semaines, pratiquement jusqu’à la fin de l’année.»

Deux baptêmes importants

C’est contre les Hurricanes de la Caroline - les «Jerks» qui ont finalement accédé à la finale de l’Est - que l’ancien de l’Armada de Blainville-Boisbriand a foulé la glace pour la première fois dans la LNH. Après avoir accordé deux buts rapides en début de match, il a chassé les élans de nervosité.

«J’étais vraiment stressé, s’est-il rappelé. En plus, ça n'a pas commencé comme je l'aurais souhaité, mais je me suis calmé et ça s’est bien passé par la suite.»

Le 26 mars dernier, il a vécu le rêve de tout hockeyeur québécois lorsqu’il est venu en relève de Reimer au Centre Bell, face aux Canadiens de Montréal.

«Depuis que je suis tout petit, c’est toujours l’équipe que je regarde à la télévision. Peu importe où tu vas au Québec, tout le monde parle des Canadiens. Il y avait ma famille et plein d’amis qui étaient là. La prochaine fois que je serai au Centre Bell, je serai moins stressé, donc c’est un gros bagage que j’ai pris cette année.»

Luongo, un mentor

Montembeault peut s’estimer chanceux d’avoir compté sur l’appui d’un autre Québécois en Luongo, un vétéran de plus de 1000 matchs dans la LNH.  

«Reimer aussi [était un mentor], a mentionné Montembeault. Il n’y avait pas de compétition entre nous. Les deux étaient vraiment là pour m’aider. Ils ont été super gentils avec moi. Avant les matchs, "Bobby Lu" venait toujours me voir pour me faire part des tendances de certains joueurs. S’il voyait que j’étais stressé, il me parlait pour me dire de me calmer.»

Voyez l'entrevue complète de Jean-Charles Lajoie avec Samuel Montembeault dans la vidéo ci-dessus.