Crédit : Jean-Yves Ahern-USA TODAY Sports

Impact

Encore un pas à faire pour l'Impact

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L’Impact sera-t-il un jour plus populaire que les Canadiens? C’est la question à laquelle le chroniqueur du Journal de Montréal Réjean Tremblay a tenté de répondre lors du plus récent épisode du balado XIMTL présenté par QUB radio.

«Ce qui manque présentement à l’Impact, c’est ce qu’on vivait avec les Expos. Les gens de ma région, les gens du Saguenay, de Baie-Comeau, de la Beauce, partaient le samedi matin pour assister à un match l’après-midi et parfois même couchaient à Montréal pour voir le match du lendemain. J’ai même vu ça avec les Alouettes», a raconté le chroniqueur à l’animateur du balado Frédéric Lord ainsi qu’à son comparse Hassoun Camara.

La saison dernière, l’Impact avait une chance en or d’augmenter son nombre de partisans en raison des piètres performances des Canadiens, mais un mauvais début de campagne n’a pas aidé sa cause. En fin de compte, l’Impact doit profiter des faiblesses du CH, plaide Tremblay.

«Je pense que l’Impact n’a pas à être à égalité avec les Canadiens. Que l’Impact trouve sa pleine niche, assure son statut devant les Alouettes, mais surtout que l’Impact soit capable de profiter des faiblesses des Canadiens», analyse-t-il.

Montréal peu hospitalière

Tremblay avance une autre théorie pour expliquer le manque d’engouement vis-à-vis de l’Impact de la part des gens qui vivent en région.

«Moi, j’ai ma théorie là-dessus qui ne plaît pas aux gens. Je pense que les gens n’aiment pas venir à Montréal. Il faut aimer le "foot" en maudit pour oser s’aventurer de l’autre côté du pont Champlain ou le pont Jacques-Cartier pour s’en aller dans l’est un soir de semaine ou le samedi», déplore-t-il.

Il mentionne toutefois que l’Impact n’est pas si loin de sa cible, en raison d’une base de partisans déjà bien acquise.

«Je pense qu’il y a 16 000 ou 17 000 fans convaincus. Un spectacle sportif commence à être payant avec les 3000 derniers clients. Souvent, ce sont eux qui transforment un bon match en un événement. C’est le pas qu’il reste à faire».