Crédit : Christian Leduc/Agence QMI

LHJMQ

Huskies-Mooseheads: une 3e partie d'une importance capitale

Huskies-Mooseheads: une 3e partie d'une importance capitale

Mikaël Lalancette

Publié 06 mai
Mis à jour 06 mai

Tous ceux qui croyaient que la finale de la coupe du Président de cette année serait édulcorée ont été rassurés après les deux premiers matchs de la série en Abitibi.

Vous étiez nombreux à penser que comme les deux équipes en présence, les Huskies de Rouyn-Noranda et les Mooseheads de Halifax, sont assurées de participer à la Coupe Memorial, on ne prendrait pas les deux prochaines semaines au sérieux.

Et bien vos pronostics ont été déjoués!

Dans le premier match, Rouyn-Noranda l’a emporté de justesse : les Mooseheads se sont coulés eux-mêmes avec de mauvaises pénalités. N’eût été neuf jeux de puissance contre un seul pour Halifax, les Huskies auraient peut-être eu besoin d’une prolongation pour battre les visiteurs.

Le premier duel a donné le ton à la série. Il fallait voir le ton agacé de Mario Pouliot, en conférence de presse d'après-match, où il déplorait que sa troupe se soit éloignée de son identité malgré la victoire de 5-2.

Le deuxième match a été l’affaire des Mooseheads, qui ont été beaucoup plus disciplinés cette fois-ci. À cinq contre cinq, Halifax a été une meilleure équipe de hockey que les Huskies, qui ont accordé une multitude de chances de marquer aux Mooseheads, une formation qui peut te faire payer chèrement une erreur avec un seul lancer.

Lorsqu’il a marqué le but décisif après un marathon de près de 90 minutes, Benoit-Olivier Groulx a été encerclé par ses coéquipiers. Les Mooseheads savaient qu’ils avaient réalisé quelque chose de gros.

«Après le premier match, on savait qu'on avait nos chances dans cette série, a résumé le gros numéro 19 des Mooseheads. On vient de prouver qu'on pouvait jouer contre eux.»

Groulx, qui se remet d'une absence de cinq semaines en raison d'une mononucléose, semblait soulagé.

«Ça fait vraiment du bien, a-t-il réagi à chaud sur la patinoire. Le dernier mois a vraiment été dur. Les coéquipiers ont été là pour moi. Ça fait vraiment du bien.»

Presque invincibles à domicile

Les Huskies n’avaient perdu qu’une seule fois à Rouyn-Noranda à leurs 34 dernières sorties, un revers subi contre les Cataractes de Shawinigan au premier tour des séries. On s’entend que l’enjeu actuel n’est plus de la même importance.

Ce deuxième duel ressemble beaucoup au début de la série entre les Mooseheads et les Voltigeurs de Drummondville.

Dans le deuxième match, les Voltigeurs avaient mené 2-0, 3-2 et 4-3 mais perdu le match 5-4 en deuxième période de prolongation.

Vendredi soir en Abitibi, les Huskies ont mené 2-1 et 4-3, mais Halifax a gagné 5-4 en deuxième prolongation.

Avouez que la ressemblance est frappante!

Il est trop tôt pour dire si ce sera un moment décisif de la finale, mais une chose est sûre : les Voltigeurs, eux, ne s'en sont jamais remis.

La finale n’est vieille que deux matchs et déjà, on parle d’un match d’une importance cruciale.

Les Mooseheads viennent de remporter leurs sept derniers matchs à domicile en séries. Les Orignaux, une équipe résiliente depuis deux mois, savent qu'ils peuvent battre les Huskies.

Rouyn-Noranda sera privé du meilleur défenseur défensif cette année dans la LHJMQ, Jacob Neveu, qui est tombé au combat vendredi soir. C'est une lourde perte pour les Huskies.

Bref, on parle déjà d'un match d'une grande importance ce soir.

Dans l'histoire de la LHJMQ, c'est arrivé à 18 reprises que la finale soit égale 1-1 après deux parties.

Quinze fois sur 18, l'équipe qui a gagné le troisième match d'une finale égale 1-1 a aussi pu toucher la coupe du Président quelques jours plus tard, parfois dans une série de cinq matchs.

Les trois exceptions: les Voltigeurs de Drummondville contre les Olympiques de Hull en 1988, les Draveurs de Trois-Rivières contre Collège Français de Verdun en 1992 et les Mooseheads de Halifax contre ces mêmes Olympiques en 2003.